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Friday, March 16, 2012

Où sont passés les narcodollars d’Alain Désir ?


Voilà une question qui attend encore une réponse. Une autre affaire non élucidée. Cela fait déjà quatre ans. Les promesses du ministre de la Justice d’alors, Jean Joseph Exumé, n’ont pas été tenues. Et aujourd’hui, on en parle plus. Les affaires de drogue ne se résolvent pas facilement, s’il faut croire les propos de M. Exumé, qui n’est plus ministre. Ce dossier, comme beaucoup d’autres en Haïti sont classés sans suite et pourrissant dans les tiroirs, cache bien des vérités qu’on aimerait bien connaître.

Beaucoup d’interrogations sont soulevées sur cette affaire. D’aucuns se demandent pourquoi seuls des employés mineurs ont pâti de l’histoire et pourquoi après quatre ans ce dossier piétine encore. La question est complexe ! Trop d’hommes sont souillés dans l’affaire ! Trop d’hommes ont eu leur part des narcodollars d’Alain Désir !

Un agent de l’Udmo, investigateur présent lors de l’opération chez Marc Fréderic, toujours en « cavale » (s’il faut parler de « cavale », puisqu’il fonctionne dans la ville), confie que ce dossier n’aura pas de fin. Selon lui, l’argent et les objets de valeur qui ont été découverts au cours de cette perquisition ne pouvaient pas être comptés en un jour. Il explique qu’en sa présence le compte a été fait dans une petite maison située non loin du parquet. La somme, selon lui, était importante que le commissaire d’alors, Michenet Balthazar, aurait décidé que l’argent serait partagé avec les autorités de Port-au-Prince.

Vingt millions de dollars en liquide auraient été mis de côté par le commissaire Balthazar qui les aurait acheminés au ministère de la Justice. Selon cet agent investigateur de l’Unité départementale pour le maintien d’ordre(Udmo), l’ex-ministre Jean Joseph Exumé aurait reçu 10 millions et le reste aurait été partagé entre Moline Junior, alors directeur des affaires judiciaires du ministère, et Josué Pierre-Louis, directeur général, devenu par la suite, mais de facon très éphémère, ministre de la Justice de l’actuel gouvernement.

Combien d’argent avait Alain Désir dans sa cave ?

Le doyen de Port-de-Paix d’alors Ronel Gelin avait estimé à près 32 millions de dollars américains la somme trouvée chez Marc Fréderic, dont une partie dans une cave et une autre dans une mallette. Aujourd’hui, des acteurs impliqués de très près dans ce dossier de drogue et qui étaient sur place au cours de la perquisition ont évalué l’argent dérobé à plus de 50 millions de dollars. Entre-temps, le narcotrafiquant purge une peine de cent soixante-dix mois de détention dans le district Sud de la Floride depuis le 4 juin 2009. Tous ces biens ont été confisqués ou pillés. Il a été arrêté à Port-au-Prince 21 octobre 2008, puis extradé aux États-Unis d’Amérique où il est détenu pour trafic illicite de stupéfiants.

Cette affaire que M. Jean Joseph Exumé avait qualifiée de pseudo scandale n’est toujours pas résolue comme il l’avait promis. Et il faudrait aujourd’hui revoir les dossiers classés dans les tiroirs du parquet de Port-de-Paix pour comprendre les réticences dans la résolution de cette question de drogue. En fait, de ce pillage des fonds du narcotrafiquant, seulement 1 million 737 mille 190 dollars américains ont été officiellement déposé sur un compte au numéro 377-000 Ucref de la BRH, selon les données fournies par Yves Martial, commissaire du gouvernement à Port-de-Paix.

Une enquête sans issue !

La publication du rapport devant faire la lumière sur cette affaire devait avoir lieu le mardi 20 janvier 2009, selon ce qu’avait annoncé le député Arsène Dieujuste, président de la commission d'enquête parlementaire sur le scandale des narcodollars de Port-de-Paix. Selon le parlementaire, le traitement du dossier a été fait suivant une politique partisane. Il avait alors dénoncé les décisions discriminatoires prises par les autorités. Le député avait noté que seuls des greffiers et secrétaires du parquet de Port-de-Paix ont été mis sous les verrous. Par ailleurs, Me Yves Martial rappelle qu’au cours de ces dix dernières années, le parquet de Port-de-Paix a été un bastion de corrupteurs qui n’ont jamais su faire long feu dans le système. Il dit essayer, depuis seizemois, de redorer le blason de la justice à Port-de-Paix. Le commissaire est conscient que c’est un travail de titan que de résoudre les problèmes judiciaires. Toutefois, il se dit déterminé à mener à bien sa tâche de commissaire du gouvernement.

Mais qu’est-ce qui s’est vraiment passé ?

Le 12 novembre 2008 une perquisition a été menée chez Marc Fréderic, oncle d’Alain Désir, habitant la même zone que son neveu. Cette opération fut lancée sous la direction de Me René MOÏSE, substitut du commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-de-Paix. Saint-Marc Bouquet, juge titulaire au tribunal de paix de Port-de- Paix, Jean Mathieu Dorvilus, suppléant juge de paix, Gaby Dorelien, greffier, Albert Loriston, greffier, Mangle Samson, représentant de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), et un contingent de dix-huit policiers de l’Unité départementale pour le maintien de l’ordre (Udmo) avaient participé à l’opération.

Le commissaire du gouvernement, Michenet Balthazar, en voyage aux États-Unis d’Amérique, informé de l’opération et pour s’assurer de sa part du butin, aurait recommandé son chauffeur, Jean Simon Miclasse, au commissaire a. i. René MOÏSE, pour l’accompagner dans cette opération. La perquisition du 12 novembre 2008, selon un rapport du RNDDH, s’était transformée en une véritable opération de pillage où des objets de valeur ainsi qu’une forte somme d’argent dont le montant exact n’a pas pu être déterminé, ont été emportés par ceux qui ont pris part à cette opération. Les 12 et 14 novembre 2008, une distribution en règle aurait été réalisée au commissariat et au parquet de Port-de-Paix par les pilleurs du domicile de Marc Fréderic.

Maître René Moise, alors substitut du commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-de-Paix , encore en cavale aujourd’hui, pour étouffer l’affaire aurait non seulement distribué des narcodollars au parquet, mais aussi aurait offert un peu plus de dix mille dollars au doyen Ronel Gelin, qui les aurait refusés pour éviter de se corrompre. Ronel Gelin, depuis, serait considéré comme une bête noire pour les corrompus de Port-de-Paix et de Port-au-Prince, selon ce qu’il nous a confié au cours de notre enquête sur ce dossier. On comprend donc pourquoi il a été démis de ces fonctions de doyen.

Des officiels américains à Lavaud, pourquoi ?

Le mardi 28 février dernier, une délégation a été à Port-de-Paix dans le cadre de cette affaire. Christ Anson, haut cadre de l’ambassade américaine en Haïti, les experts Joseph G. Tassy, senior police adviser international narcotic and low enforcement, et Chritian Remy, NAS cownpter narcotic – co adviser, accompagnés de plusieurs agents du BLTS, ont composé cette délégation. Sept voitures officielles se sont rendues à Lavaud. Des autorités locales, telles que le commissaire du gouvernement, Yves Martial, ont aussi été sur place. Il était question de visiter tous les immeubles confisqués dans le cadre du procès contre le narcotrafiquant Alain Désir.

Plusieurs décisions sont ont é arrêtées suite à cette visite de cette visite : construire une base sur une plage qui appartenait à Alain Désir pour lutter contre la corruption, implanter un commissariat dans l’immeuble qui servait de supermarché à Lavaud, pour recevoir et traiter les dossiers de stupéfiants, un laboratoire pour analyser les produits recueillis dans les saisies. Dans cet immeuble, il sera logé une unité spécialisée dans le narcotrafic avec son port d’embarquement lié directement au bureau du BLTS de Port-au-Prince.

Cependant, aucune mention n’a été faite de ce dossier qui est aujourd’hui devant la Cour d’appel. Les vrais coupables sont soit en cavale, soit tout simplement chez eux sans s’inquiéter. Jean Joseph Exumé avait promis l’aboutissement de l’enquête, mais il n’en est rien jusqu’à présent.
Jackson Joseph
jajph@yahoo.ca
Le Matin www.lematinhaiti.com

Tuesday, December 18, 2007

Haiti: Letter The New York Times Refused to Print Responding to "Mixed U.S. Signals Helped Tilt Haiti Toward Chaos"

International Republican Institute
February 2, 2006
In response to the three page, 7,745-word article, "Mixed U.S. Signals Helped Tilt Haiti Toward Chaos" that appeared in The News York Times, the International Republican Institute submitted a 183-word Letter to the Editor. The Times refused to print the letter as submitted and went so far as to edit the substantive content of the letter. Below we have provided both letters so you, the reader, can see for yourself. --------------------------------------------

First, in working with The New York Times to print the Letter to the Editor, IRI originally included the sentence, "Bogdanich managed to find support for some of Curran's allegations amongst a small number of Haitians, all of whom spent years on former President Aristide's payroll or are accused death squad leaders." In editing that sentence The Times stated, "The News Department disputes the accuracy of 'support for some of Mr. Curran's allegations among a small number of Haitians, all of whom spent years on former President Aristide's payroll or are accused death squad leaders.'" Accuracy notwithstanding, The New York Times does not have the right to edit the substantive content of an individual's Letter to the Editor. ----------------

Second, IRI also included the sentence, "You also neglected to mention that Curran's predecessors and successors in Haiti praised IRI's programs; you even cropped Curran's predecessor (appointed by President Clinton) out of a photo with IRI officials." The Times completely removed any mention of the cropped photo. -------------------------------------

Third, IRI stated, "You neglected to mention that Colin Powell contradicted a basic tenet of your story when he told you he didn't accept your view that he differed with his Assistant Secretaries over Haiti policy." However, The Times changed the sentence so drastically that it no longer conveys that sentiment. The Times version reads, "Contrary to a suggestion in the article of two American policies in Haiti, there was only one policy. Indeed, as you wrote: 'Colin L. Powell, the secretary of state at the time, said that the American policy in Haiti was what Mr. Curran believed it to be, and that the United States stood by Mr. Aristide until the last few days of his presidency.'"

Lorne W. Craner, President, International Republican Institute

Haiti: IRI, Stanley Lucas, Brian Dean Curran, The New York Times

The International Republican Institute
Statement by IRI President Lorne Craner Responding to The New York Times Article "Mixed U.S. Signals Helped Tilt Haiti Toward Chaos""

Walt Bogdanich's piece (The New York Times 1/29/06) reads like a bad college thesis. Bogdanich strings together disparate allegations to prove a hypothesis, repeatedly leaving out inconvenient contradictory information

"The article's core charge – that IRI in Haiti 'undercut the official United States policy and the ambassador assigned to carry it out' – is based on accusations by former U.S. Ambassador Brian Dean Curran. The only support for Curran's charge comes from former associates of ousted President Jean-Bertrand Aristide and an accused death squad leader. All are dubious sources, and all have ample motivation to criticize IRI. Omitted from the article is any mention of Curran's predecessors or successors as ambassador to Haiti, none of whom has criticized IRI's work. Moreover, none of Curran's superiors – policymakers Otto Reich, Roger Noriega or Colin Powell – express any belief that IRI 'undercut the official US policy,' and none offer any criticism of the Institute's work in Haiti. In fact, for more than a decade, through both the Clinton and Bush Administrations, our work in Haiti has been judged sufficiently meritorious by the U.S. government that we have received funding to work there whenever we requested it.

"If a picture is worth a thousand words, these contradictions are best illustrated in one of the article's accompanying photographs. The photo, sent by IRI to The New York Times, showed three people: Lorne Craner, Stanley Lucas and then-U.S. Ambassador to Haiti Tim Carney (Curran's predecessor). During the event at which the picture was taken, Carney praised IRI and its work. His words, sent to The New York Times, were omitted from the article. Most disturbing, however, is that Carney himself was cropped from the picture before it ran – again, because his presence would have contradicted Bogdanich's hypothesis.

"We, in the United States, have prospered under democracy. And, we wish to share our democratic ideals with our neighbors and with other nations of the world. We realize that each nation is unique, but all nations can benefit from adapting the principles of democracy to their own society. This is why the International Republican Institute is here in Haiti-to work with local Haitian political leadership to help develop a strong, viable, pluralistic democratic society in the Republic of Haiti," then U.S. Ambassador to Haiti Tim Carney, opening of the Political Party Training and Information Center in Petionville, Haiti, August 1998.
"IRI has many more examples of omitted information, which will be forwarded to The New York Times' ombudsman.

"IRI did not undermine U.S. policy in Haiti. Nor, as a U.S. Agency for International Development Inspector General's report showed, did we consort with rebels in President Aristide's overthrow. As Colin Powell has stated, Aristide was 'a man who was democratically elected, but did not democratically govern, or govern well. And he has to bear a large burden, if not the major burden, for what has happened.'

"The most disappointing thing about this article is that it will spur on the kind of events The New York Times has covered in the last few weeks – the shutdown of nongovernmental organizations (NGOs) in Russia and elsewhere. It will be used by authoritarians overseas, from Robert Mugabe to Alexander Lukashenko to Islam Karimov, to justify expelling western human rights and democracy NGOs and to persecute those with whom they have been associated – brave souls who yearn for freedom."

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A nonprofit organization dedicated to advancing democracy worldwide