It is during our darkest moments that we must focus to see the light

Mwen se echantiyon yon ras kap boujonnen men ki poko donnen

Si vous voulez vous faire des ennemis essayer de changer les choses

Wednesday, November 23, 2016

Haiti Elections 2016 : Le décret electoral un chef d'œuvre contre les voleurs d'élections par Stanley Lucas

Depuis 1995 il y a toujours eu des manipulations des procès verbaux par le CEP ou des BCEN pour manipuler les résultats des élections. Ceci, particulièrement au niveau des résultats des Législatives. Souvent des BCEN partisans sont conçus exprès, afin d’éliminer sans critères des procès verbaux valables de manière à favoriser certains candidats au détriment d'autres qui ont effectivement gagné les élections. Le champion de cette pratique a été le CEP de Gaillot Dorsinvil au profit de l'INITE en 2010. Il faut aussi dire que durant cette période des avocats qui ont des connections avec leurs confrères nommes dans les BCEN profitent pour faire leur beurre.

Seul le CEP est habilité à publier les résultats officiels, mais…
Cette fois il sera pratiquement impossible de le faire à cause de deux choses. La première, l'article 169 du décret électoral qui stipule qu'une fois que le procès verbal est prêt au niveau de chaque bureau de vote, la copie bleue est plaquée sur le mur d'entrée de ce bureau. Cela veut dire que le résultat est immédiatement public et peut être utilisé par n'importe qui pour présenter les tendances de vote de l'électorat, malgré ce que dit le CEP dans son communique No. 17. Leur seul point valable, seul le CEP est habilité à publier les résultats officiels. Dimanche soir, quand les radios du pays ont utilisé l'article 169 pour relayer les résultats plaqués devant chaque bureau de vote, les journalistes ont rendu service à la démocratie et à la transparence des élections, en rendant la tache des manipulateurs presqu'impossible.


 Il n'y a que les putschistes qui voulaient le black-out sur les tendances de vote pour dérailler a l'aide de la propagande politique sans preuve cette belle fête électorale. Ces putschistes aigris et frustrés sont depuis lors à la recherche de la violence. La disponibilité de ces données au grand public rend toute tentative de coup d'Etat électoral quasiment impossible. En ce sens, pour rendre service à la démocratie, la presse doit continuer a présenter les tendances du vote. Cet exercice forcera aussi les médias à mieux s'organiser pour les soirées électorales futures. Cela veut dire trouver des sponsors leur permettant de déployer des correspondants dans le maximum de bureaux de vote, recruter des statisticiens, des avocats et des experts en sciences politiques pour une meilleure présentation au public et couverture de la soirée électorale comme cela se fait aux Etats Unis par exemple. Il faut donner credit a la presse qui a joue un rôle important dans la réussite des opérations électorales de Dimanche. A cause de cette contribution constructive nombreux sont les journalistes et les stations de radios qui reçoivent des menaces du parti Fanmi Lavalas.

​La seconde, c'est la publication de ces mêmes procès verbaux, les versions originales,  sur le site internet du CEP sont disponibles. Ce fait rend pratiquement impossible aux voleurs des BCEN d'éliminer des procès verbaux sans des critères clairement définis par les membres du CEP. L'élection du 20 Novembre semble marquer un pas positif vers l'institutionnalisation des élections en Haiti.


Après la fermeture des bureaux électoraux

La collecte des données le jour des élections forcera aussi les partis politiques et leurs candidats à mieux s'organiser. Comme on le sait, après la fermeture des bureaux de vote, on procède au comptage et à la signature des procès-verbaux par les membres des bureaux de votes et les mandataires. Une copie du procès verbal est remise aux mandataires des deux candidats ayant reçu le plus de votes. Dimanche 20 Novembre, 135.000 mandataires représentant les partis et les candidats étaient déployés. La présence de ces mandataires s’est répartie ainsi : PHTK: 72%, Fanmi Lavalas: 54%, Pitit Dessalines: 39%, LAPEH: 35%, Renmen Ayiti: 19%. Les représentations des autres partis et candidats étaient totalement insignifiants. Ceci dit travaillons a la concrétisation de ce processus qui a débuté depuis 2015.