It is during our darkest moments that we must focus to see the light

Mwen se echantiyon yon ras kap boujonnen men ki poko donnen

Si vous voulez vous faire des ennemis essayer de changer les choses

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Sunday, June 17, 2012

POUR L'HISTOIRE: VINGT QUATRE RAPPORTS ET UN POEME DIPONIBLES SUR L'AMENDEMENT FRAUDULEUX DE LA CONSTITUTION D'HAITI


1. ROBERT BERROUET ORIOL: L’AMENDEMENT CONSTITUTIONNEL DE MAI 2011 ANNONCE-T-IL UN COUP D’ÉTAT CONTRE LA LANGUE CRÉOLE D’HAÏTI

2. Position de la Plate-forme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains sur le processus d’amendement de la Constitution de 1987

3. Révision Constitutionnelle: Les Failles Manifestes du Rapport de la Commission Bicamérale Par Guichard Doré

4. De la constitution des rêveurs á la constitution des dealers par Agronome Michel William

5. AMENDEMENT CONSTITUTION: LES ACROBATIES SÉMANTIQUES DE MIRLANDE MANIGAT SONT UN DANGER POUR L’AMÉNAGEMENT DU CRÉOLE HAÏTIEN Par Robert Berrouët-Oriol

6. Sur quelle Constitution Martelly a-t-il prêté serment? par Lemoine Bonneau

7. Quand la Constitution de 1987 résiste à notre sabotage par Luck Remy

8. Haiti Constitution: Vérité au-delà, Erreurs en-deçà! Erreurs! Que de Crimes Commet-on en ton Nom! Par Chantal Volcy Ceant

9. REPONSE AU COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE ET DES DROITS HUMAINS: PEUT-ON REPARER LE GACHIS DE LA PROCEDURE D’AMENDEMENT DE NOTRE CONSTITUTION? Par Chantal Volcy Ceant

10. HAITI AMENDEMENT CONSTITUTION: REPONSE DE CHANTAL VOLCY CEANT AU BATONNIER GERVAIS CHARLES

11. MIRLANDE MANIGAT SECRETAIRE GENERALE DU RDNP ET L'AMENDEMENT DE LA CONSTITUTION D'HAITI

12. Haiti: INITE’s Attempts to Corrupt Martelly’s Change Agenda? By Stanley Lucas

13. INITE’s Deadlock a Last Ditch Effort to Undermine Change in Haiti by Stanley Lucas

14. HAITI: LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE NE PEUT PAS PUBLIER DES AMENDEMENTS CONSTITUTIONNELS FRAUDULEUX Par Georges Michel

15. Me Gerard Gourgue et la Commission Independante de la Societe Civile Recommandent de ne pas Publier le Texte Reconstitué de l'Amendement Constitutionnel d'Haiti

16. RAPPORT DE LA COMMISSION PRESIDENTIELLE PRESIDEE PAR Me GERARD GOURGUE ET COMPOSEE D'EMINENTS JURISTES INDEPENDANTS D'HAITI SUR LA PUBLICATION OU NON DES AMENDEMENTS DE LA CONSTITUTION D'HAITI

17. HAITI 25em ANNIVERSAIRE DE LA CONSTITUTION DE 1987: POSITION DU PARTI MDN

18. Amendement de la Constitution d'Haiti: Anatomie d’un faux en écriture publique présumé par Dr. Georges Michel

19. RAPPORT D’ENQUETE DE LA COMMISSION SPECIALE DU SENAT D'HAITI SUR LES ALLEGATIONS DE FRAUDES ENTOURANT LA PUBLICATION DE L’AMENDEMENT CONSTITUTIONNEL DU 9 MAI 2011  KLIKE LA: http://solutionshaiti.blogspot.com/2012/06/rapport-denquete-sur-les-allegations-de.html

20. ANALYSE DE LA CRISE CONSTITUTIONNELLE ET POLITIQUE QUI S’ANNONCE par Georges Michel

21. Haiti Lettre de Stanley Lucas aux présidents des deux chambres: Les propositions d’amendent votées le 14 septembre 2009 sont irrecevables

22. Réseau Citadelle maintient sa position de principe contre la publication de la version falsifiée de la Constitution de 1987

23.  Me. Rigaud Duplan l'amendement de la constitution est illegal et inconstitutionnel

24.  La loi Constitutionnelle Manquée du 9 mai 2011 Ou un Acte Bien en Dehors de la Hiérarchie des Normes Haïtiennes par Luc Remy

« Publication »
Publiera - Publiera pas

S’interrogent ceux-là

Qui n’attendent que cela

Même pour la diaspora

Toute la question est là

II

Quant à la population

En pleine confusion

Et total désarroi

Elle se sent aux abois

Et se demande perplexe

Pourquoi c’est si complexe

III

Nous savons tous très bien

Qu’elle n’a pu être le frein

Aux appétits malsains

De ces petits copains

Politiciens-coquins

Et qu’il n’y a aucun lien

Entre toute la nation

Et cette énonciation

De vœux à profusion

IV

Nous avons fait semblant

A notre corps défendant

D’agir comme les autres

Aux fins d’avoir la nôtre

Puisqu’il est de bon ton

D’avoir une constitution

V

Hélas depuis sa naissance

Et autant d’effervescence

Malgré les larmes et pleurs

De l’un de ses co-auteurs

Nous l’avons piétinée

Violée et zigouillée

VI

Palabrer d’amendement

Encor un faux-semblant

De grâce soyons sérieux

Et un peu moins peureux

Pour que la société civile

Puisse se montrer utile

VII

Envisageons sincèrement

Le strict renouvellement

De cette défunte loi-mère

Que finisse notre misère

VIII

Il n’est certes pas trop tard

Puisqu’à tous les égards

Avant toute modification

L’incontournable option

Sera une concertation

IX

Versant dans la facilité

Nous avions copié-collé

Ignorant notre réalité

De peuple sous-développé

X

Surtout pas d’illusion

En parlant de constitution

Quand par nos traditions

Et nos compromissions

Nous avons fait abstraction

De toutes nos institutions

XI

Ce texte hélas concocté

Avec trop de fébrilité

Et par endroit mal rédigé

Ne doit plus être violé

Mais plutôt renouvelé

Cette fois dans la sérénité


Serge H. Moïse av. cabinetmoise@gmail.com

Saturday, May 28, 2011

REPONSE AU COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE ET DES DROITS HUMAINS: PEUT-ON REPARER LE GACHIS DE LA PROCEDURE D’AMENDEMENT DE NOTRE CONSTITUTION? Par Chantal Volcy Ceant

Des organisations de ladite Société Civile se sont associées à d’autres du secteur des Droits Humains pour dénoncer, dans leur publication du 25 mai dernier, le scandale de la «Loi Constitutionnelle».  Et, au nom de la Nation Haïtienne, elles ont exigé des explications.  C’est pourtant dans ce même élan qu’elles ont lancé un ultimatum au Président de la République. Sans ambages, elles se sont prononcées: en fait, elles «demandent au Pouvoir Exécutif de s’assurer de la publication sans délai du texte Constitutionnel authentique avec les corrections nécessaires dans le journal Le Moniteur concerné, reproduit à cet effet»

Ces organisations, cherchent-elles à réparer le gâchis de la procédure d’amendement de la Constitution de 1987? En l’occurrence, le Président de la République peut-il obtempérer à l’ultimatum de cette Société Civile?  Dans cet imbroglio, que doit faire le Président Joseph Michel Martelly?

En premier lieu, ne faudrait-il pas que les signataires de cette déclaration des secteurs de la Société Civile et des Droits Humains précisent pour la Nation, en application de quel article de la Constitution, le Président pourrait-il s’assurer de cette  nouvelle publication d’un texte réputé d’amendement constitutionnel?  Le nouveau Président ne peut point participer à la publication des amendements à la Constitution de 1987 qui ne sauraient lui être destinés puisqu’il n’était pas encore Président de la République lorsqu’ils avaient été votés. De quelle Assemblée Nationale, émanerait donc ce nouveau texte de correction, déclaré authentique?  Il est entendu que l’amendement ne peut être validé qu’en Assemblée Nationale, laquelle n’est plus en session, la 49ème Législature ayant épuisé son mandat formel de statuer sur la déclaration qu’il y a lieu d’amender la Constitution, produite par la 48ème Législature.

Cet acte ne pouvait être l’œuvre que du Pouvoir Exécutif sortant qui en avait fait la proposition à la 48ème, laquelle aurait pu la rejeter ou décider, comme elle l’a fait, qu’il y a lieu d’amender la Constitution, en  laissant à la 49ème la tache d’y statuer afin que, le cas échéant, les modifications votées puissent entrer en  application, conformément aux prévisions constitutionnelles.  Le vœu de la Constitution est clair: Le Pouvoir Exécutif qui réalise l’amendement constitutionnel ne peut point bénéficier de ses dispositions. C’est le prochain Président qui est habilité à l’appliquer; ceci, sans pouvoir le publier, ni le modifier.

Il  s’ensuit donc que, si le Président Martelly devait  publier, comme on le lui demande, «ce texte Constitutionnel authentique», il ne pourrait pas en bénéficier pour avoir ainsi participé au processus. Si ces modifications ne lui sont point applicables, il en résulterait qu’il doive agir sous l’égide de la Constitution de 1987 non-modifiée.

D’ailleurs, si l’on demande au Président de la République de publier un nouveau texte, c’est que l’on admet l’invalidité de cette «Loi Constitutionnelle», publiée au Journal Officiel en date du 13 mai 2011. Et, la procédure d’amendement s’étant révélée invalide, elle est réputée inexistante puisqu’elle ne peut être appliquée. Ainsi, la Constitution de 1987 demeure d’application, puisqu’elle n’a point été valablement amendée.

De toute manière, le processus d’amendement ayant été avorté, le nouvel Exécutif ne peut exercer le pouvoir que sous l’égide de la Constitution de 1987. En conséquence, il relève, aujourd’hui, du Président Joseph Michel Martelly de préciser, une fois pour toutes, que la République évolue sous l’égide de la Constitution de 1987.

Comme les faiseurs desdits amendements avaient présenté leur manœuvre sous forme de loi, le Président peut légalement l’abroger par une autre loi, suivant les principes légaux: Une loi ne peut être abrogée que par une autre loi.  Ainsi, il se garderait de répondre à cet inqualifiable appel de la Société Civile qui convie le nouvel élu du peuple haïtien, sous forme d’indignation patriotique, à perpétrer son premier acte de violation de la Constitution; alors, l’élu de la rupture et du changement aurait malheureusement rejoint le rang de ses prédécesseurs et ainsi démérité, lui aussi, de la Nation.     

De plus, comment parler de «texte Constitutionnel authentique» alors que les minutes mêmes des séances de la 49ème Législature, convoquée en Assemblée Nationale,  auraient disparu. Certes, la vérité doit être rétablie, non pour forcer le Président Joseph Michel Martelly à violer tant l’esprit que la lettre de la Constitution, mais pour sortir notre pays de l’emprise de la duperie et de l’impunité.  Le Président ne peut point cautionner des faussaires en parachevant leur acte par une nouvelle publication d’un certain texte authentique.  Là réside la véritable raison pour laquelle on souhaite son intervention: camoufler la portée de ce crime d’Etat.

Dans tous les cas de figure, une enquête doit être ouverte pour découvrir et punir les auteurs, co-auteurs et complices de cette forfaiture.  Faux il y a eu, faux il y a; et le faux est un crime, sanctionné par le Code Pénal.  De plus, il faut que ces minutes soient retrouvées car elles constituent un document historique, un élément de notre patrimoine national; ce, avec les conséquences de droit pour ceux qui les avaient subtilisées. On doit bien noter, en passant, qu’en parlant de minutes, il faut entendre le procès-verbal de la séance avec les articles d’abord votés puis abolis, quand il s’est agi de partager un gâteau  dont la répartition s’est révélée impossible. Les notions de mémoire et de responsabilité des acteurs politiques devant l’histoire doivent être intégrées à nos mœurs. Ainsi, la conservation des procès-verbaux des séances du parlement  protègera la République de  ces genres de brigandages et permettra aux citoyens de saisir les nuances qui ont amené au vote de telles ou telles dispositions de loi.

Quelle hypocrisie! Les signataires de cette déclaration en appellent à la vigilance du peuple haïtien afin de «défendre les acquis démocratiques et républicains de la Constitution de 1987» et, pour ce faire, ils réclament «le respect de cette Constitution et des amendements qui y ont été apportés»; tout ceci, «au nom de l’avancement de notre pays et une meilleure intégration de la diaspora haïtienne»…  On n’en finit pas de se servir de la diaspora, de prendre sa disponibilité en otage, d’émouvoir sa conscience et de fragiliser la voix des forces vives de la Nation.

Il y a bien des citoyens qui ont décidé de ne plus s’accommoder des demi-mesures, des compromissions politiques et des déclarations télécommandées.  Malheureusement, d’autres ont pris l’habitude de prendre l’écho de leurs voix pour l’expression de la volonté nationale. La Nation ne les a-t-elle pas déjà bien vus à l’œuvre.  Elle continuera de crier: Halte-là!  Si l’intérêt politique est à la base des divergences de vues, les enfants d’Haïti ont toujours clamé leur amour de la patrie. Que cet amour soit notre seul mobile!

Au lieu de mal orienté le nouveau Pouvoir Exécutif, il y a bien une chose que Nous, Citoyens de la Société Civile Haïtienne,  pouvons faire  afin de permettre à la Nation de se rendre à l’évidence, en toute tranquillité d’esprit de vérité et de conscience patriotique, et mieux comprendre la gravité de cette œuvre qui déshonore nos élus et avilit la Nation.  Formons un Comité d’Action Citoyenne, composé des Filles et des Fils d’Haïti, de toutes convictions sur cette question de l’amendement constitutionnel. Qu’un petit groupe cesse de s’autoriser à parler au nom de cette SOCIETE CIVILE que nous constituons tous ensemble.

Par exemple, on peut relever les noms cités par Stanley Lucas et même y ajouter: les Georges Michel, Hérold Jean François, Gary Victor, Luck Rémy, Robert Berrouet Oriol, Michel William, Lemoine Bonneau, Guichard Doré. Certes, on doit faire appel aux signataires de cette déclaration eux-mêmes: les Rosny Desroches, Léopold Berlanger, Edouard Paultre, Pierre Espérance, Jean-Claude Bajeux, Garry Denis, Woldson Bertrand. De plus, d’autres personnalités comme Madame Odette Roy  Fombrun, Stanley Lucas, Aviol Fleurant, Harry Fouché, Henry Dorléans , Léon Saint-Louis, Montferrier Dorval, Jean-Henry Céant  Frantz Duval, Dany Valet, Jean Vandal, Pierre Labissierre, Lucie Tondreau, etc.,  pourront être sollicitées, ainsi que tous ceux qui voudront bien s’y associer. 

Alors, ces citoyens accepteraient  d’assister à la projection, ouverte au public, des épisodes historiques de l’Assemblée Nationale des journées des 8 et 9 mai 2011.  Ensuite,  cette  Auguste Assemblée aurait la responsabilité d’en donner rapport à la Nation, et ainsi faire jaillir la Vérité.  Cette Vérité qui seule peut nous rendre notre dignité aura alors été rétablie.   Tout cela doit bien exister sur vidéo.  Appel est donc lancé aux chaines de télévision et aux stations de radio pour en fournir copie.  Au nom de la patrie en danger!

Que tous les braves citoyens qui se sont laissés entrainer dans cette Déclaration puissent se ressaisir et demeurer cohérents avec eux-mêmes; leur signature n’aura servi que de couverture pour légitimer l’incohérence de voix désabusées. Le peuple haïtien a voté pour le changement et exige la rupture d’avec ces procédés du passé.    

Déclaration Conjointe des Organisations de la Societe Civile et des Droits Humains sur l'Amdendent de la Constitution

25 Mai 2011

Les organisations  de la Société Civile et des Droits Humains, signataires de la présente, tiennent à exprimer leur préoccupation et leur stupéfaction au sujet du traitement indigne et scandaleux entourant la publication du texte amendé de la Constitution Haïtienne de 1987.

En effet, contrairement à la déclaration d’amendement modifiée et publiquement votée par l’Assemblée Nationale dans la nuit du 9 Mai 2011, un autre texte d’amendement constitutionnel truffé d’erreurs, de contradictions et de dispositions non adoptées a été publié dans la nuit du 13 Mai écoulé par les Presses Nationales quelques heures seulement avant la prestation de serment du nouveau Président de la République.

Cette situation nous laisse d’autant plus perplexe, que le texte voté, finalisé par une Commission Ad Hoc, et initialement signé par les six (6) membre
s du bureau de l’Assemblée Nationale ne comportait aucunement les fautes constatées dans cet autre document acheminé aux Presses Nationales et publié dans le Moniteur du 13 Mai 2011 avec seulement quatre (4) signatures du bureau.

Aussi, les Organisations de la Société Civile et des Droits Humains, réclament-elles les explications dues à la Nation pour que toute la lumière soit faite sur ce scandale inqualifiable en vue d’identifier les responsables et prendre les sanctions appropriées.

Par ailleurs, les organisations signataires de la présente déclaration se faisant l’écho de divers secteurs de la vie nationale, demandent au Pouvoir Exécutif de s’assurer de la publication sans délai du texte Constitutionnel authentique avec les corrections  nécessaires dans le journal Le Moniteur concerné, reproduit à cet effet.

Nous appelons le peuple haïtien à la plus grande vigilance en vue de défendre les acquis démocratiques et républicains de la Constitution de 1987 et d’exiger le respect de cette Constitution et des amendements qui y ont été apportés pour l’avancement de notre pays et une meilleure intégration de la diaspora haïtienne.

Suivent les signatures :

Initiative de la Société Civile (ISC) :  Rosny Desroches

Organisation des Patriotes pour Haïti (OPA)  Léopold Berlanger

Conseil Haïtien des Acteurs non Etatiques (CONHANE)  Edouard Paultre

Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH)  Pierre Espérance

Centre Œcuménique des Droits Humains (CEDH)  Jean-Claude Bajeux

Initiative Citoyenne (IC)   Garry Denis

Centre d’Etudes et de Recherches en Sciences Sociales et Pénales (CERESS)
Woldson Bertrand

Sunday, May 8, 2011

Révision Constitutionnelle: Les Failles Manifestes du Rapport de la Commission Bicamérale Par Guichard Doré


Le texte initial de la révision constitutionnelle présenté par l'exécutif au Parlement a introduit des principes républicains et des dimensions économiques importants qui ont été outrageusement sacrifiés par la Commission bicamérale chargée de rédiger le rapport d'amendement à soumettre à l'assemblée parlementaire. L'article du texte gouvernemental stipule que « Possède la nationalité haïtienne de naissance tout individu né d’un père haïtien ou d’une mère haïtienne qui eux-mêmes n’avaient pas répudié leur nationalité au moment de la naissance de l’enfant. La répudiation de la nationalité s’entend d’une déclaration officielle devant un tribunal haïtien, conformément à la loi ». Le mérite de cet article est qu'il a été conforme au principe républicain historiquement entré dans les mœurs politiques traduisant par l'expression « les citoyens naissent et demeurent égaux en droit ». Ce principe fait partie de la culture politique et démocratique des sociétés modernes et c'est un acquis de la civilisation qui lie l'être humain au respect et à la dignité. Une république doit avoir comme ligne directrice l'égalité et la promotion de l'équité pour corriger la rupture de l'égalité quand elle s'est produite. Ce fondement républicain a été mis à l'écart par les Constituants de 1987. Le Groupe de Travail sur la Constitution (GTC) a corrigé cette erreur qui nous a mis en dehors de la civilisation universelle et le sens du progrès. Mais comme, il y a toujours un complot permanent dans le pays contre la modernité et les valeurs républicaines, sous les conseils de ''je ne sais qui'' la commission bicamérale sur la révision de la Constitution a non seulement rejeté cet article novateur mais pire elle reconnaît la portée extra-territoriale des lois américaines sur la Constitution haïtienne. C'est une régression intellectuelle grave qu'on aurait jamais imaginé! Comment un Sénateur du calibre de Youry Latortue peut-il laisser passer ce glissement dangereux pour le pays? Dans notre tradition le sol est porteur de droit, être Haïtien ne saurait se réduire exclusivement au droit du sang. Être Haïtien c'est partager un pacte de valeurs historiquement construit. Le rapport de la commission bicamérale c'est la consécration de l'inégalité entre les citoyens. Les conditions de naissance d'un individu ne doit pas hypothéquer son droit politique dans un pays qui tend vers l'universel. Face à l'universel, la commission bicamérale opte pour le repli identitaire et le tribalisme vindicatif.

La commission bicamérale a conservé l'article 11 de la Constitution en vigueur qui stipule que « Possède la Nationalité Haïtienne d'origine, tout individu né d'un père haïtien ou d'une mère haïtienne qui eux-mêmes sont nés haïtiens et n'avaient jamais renoncé à leur nationalité au moment de la naissance. » Supposons qu'on soit d'accord avec la commission bicamérale, on devrait indiquer la voie procédurale à suivre pour renoncer à sa nationalité haïtienne, une renonciation ne peut pas être implicite. Renoncer à un droit acquis demande un acte juridique personnel fort par devant une juridiction nationale d'Haïti. Le serment dit de renonciation que les américains demandent pour adopter leur nationalité n'est pas universel et ne saurait opposable à l'État haïtien. Il y a beaucoup de pays qui ne demandent pas de renoncer à sa nationalité d'origine et qui indiquent clairement dans leur législation que l'acte de naturalisation n'a aucun effet sur la nationalité d'origine, c'est le cas de la plupart des pays Européens et de la République d'Iran. Le grand perdant ce sont les naturalisés américains si je comprends le texte de la commission bicamérale. Qui a peur les américano-haïtiens? L'égalité de traitement est un principe républicain qui fonde la vie nationale. Pourquoi veut-on toujours faire obstruction à ce principe?. L'abstraction ou du moins l'élimination de l'article 15 ne peut autoriser la commission bicamérale a pousser à l'extrémisme la rupture du principe de l'égalité au point de mettre en péril la forme républicaine de l'État. Attention, messieurs les Parlementaires votre réforme est susceptible de poursuite en nullité au regard de l'article 284-4 de la Constitution qui stipule que « Aucun amendement à la Constitution ne doit porter atteinte au caractère démocratique et républicain de l'État. ». Votre rapport viole le caractère démocratique et républicain de l'État.

Un complot économique contre la nation
Le texte initial de révision de la Constitution qui a été publié dans le Moniteur, dans sa formulation, a engendré une réforme fiscale tout en élargissant l'assiette fiscale de l'État. On pouvait lire à l'article 12 de ce texte ce qui suit: « Tout haïtien est soumis à l’ensemble des droits et obligations attachés à sa nationalité haïtienne. Aucun haïtien ne peut, à l’endroit des autorités haïtiennes, faire prévaloir sa nationalité étrangère sur le territoire de la République d’Haïti. » Cet article qui était une conséquence de l'article 11 modifié a le mérite de lutter contre l'évasion fiscale et par une combinaison minutieusement analysée de lier le foyer fiscal à la citoyenneté. Le citoyen était porteur de droit et des obligations envers l'État indépendamment de son lieu de résidence. C'était un travail excellent réalisé par le GTC. Mise à part de la double imposition qui, de toute évidence, devait être proscrite dans la prochaine loi des finances pour les expatriés, l'État avait la possibilité de prélever des impôts de ses ressortissant partout sur la planète, comme c'est le cas dans les grandes démocraties. Ce qui devait exiger dans la loi prochaine des finances à ce que le Parlement adopte des clauses sur les conditions de séjour liées aux obligations fiscales, comme c'est le cas dans les grandes démocraties. Oufs! Les Parlementaires ont empêché au fisc de suivre les expatriés Haïtien.

Ce beau article a été bêtement rejeté par la Commission bicamérale de la 49ème législature travaillant sur la révision constitutionnelle. Les parlementaires préfèrent la mendicité internationale au lieu d'élargir l'assiette fiscale et poursuivre en terre étrangère les professionnels de l'évasion fiscale. Rejeter l'article 12 tel qu'il a été formulé dans le projet d'amendement présenté par l'exécutif c'est comploter contre la nation et renforcer la dépendance d'Haïti vis-à-vis de l'international. L'un des principes de la justice fiscale est sa capacité à s'adapter à l'évolution du temps, aux structures économiques et sociales et aux comportements des contribuables afin de donner à la collectivité les moyens d'assurer son bonheur. Rejeter cet article c'est faire obstacle au bonheur de la nation. Rejeter cet article c'est empêcher au fisc haïtien de collecter des impôts par des accords bilatéraux comme cela se fait dans les grandes démocraties, c'est rejeter le génie extraordinaire retrouvé dans le rapport du GTC. Franchement, la commission a été mal conseillée en rejetant cet article. Comment un Sénateur comme Youry Latortue peut-il laisser passer une idiotie pareille? La commission bicamérale a fait un complot économique contre la nation et contre l'intelligence. Qui a donné ce conseil incongru à la commission?

Conseil Constitutionnel: innovation contrariée
Le texte gouvernemental a fait une percée vers la modernisation politique en Haïti et renforcé les droits des citoyens avec le Conseil Constitutionnel. Les gens qui veulent l'innovation politique auraient souhaité qu'on aille plus loin mais la 48ème Législature a limité la portée de la réforme. Aussi minime soit-il, ce pas était perçu comme un tournant vers la modernisation de la vie politique du pays. Ce qui nécessite, l'adoption par le Parlement des lois organiques qui ne sont pas des lois ordinaires afin de préciser et définir le champ d'action, le fonctionnement des institutions et des organes publics prévus par la Constitution. A ce stade, la Cour Constitutionnelle devrait être consultée comme cela se fait dans tous les pays ayant une juridiction constitutionnelle. C'est une innovation apportée par la réforme constitutionnelle. Toutes les institutions prévues par la Constitution devraient faire l'objet d'une loi organique (Collectivités Territoriales, Université d'État d'Haïti, Conseil Électoral Permanent, ect) visée par la juridiction constitutionnelle.

Comme ce pays a la force de persévérer dans le mal, un petit malin a déverrouillé la mécanique réforme institutionnelle. La commission bicamérale a apporté dans le texte des Changements qui dénaturent le Conseil Constitutionnel. Ces changements créent des désordres pour ce qui est des attributions du Conseil Constitutionnel. La commission confie au Conseil Constitutionnel le pouvoir de contrôler les actes administratifs du gouvernement. Ici, c'est une aberration qui démontre que les parlementaires ont été mal conseillés. Les Parlementaires devraient enlever cette compétence au Conseil Constitutionnel qui fait preuve d'une méconnaissance des compétences traditionnellement exercées par les juridictions constitutionnelle et administrative. Ils devraient laisser ce contrôle à la juridiction administrative, donc à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif. Le Conseil Constitutionnel est une juridiction constitutionnelle et politique ne le dénature pas, messieurs les Parlementaires.

Conseil Constitutionnel: une chapelle de juristes
Avec 6 membres sur 9 les parlementaires font du Conseil Constitutionnel un pré carré des diplômés de la faculté de droit. Mais qu'ont-ils fait pour avoir cette prééminence numérique dans une instance aussi importante? Où sont passés les philosophes, les sociologues, les politologues, les historiens, les hauts fonctionnaires, les intellectuels de grands calibres, les hommes politiques en fin de carrière, etc? N'ont-ils pas leurs places dans le Conseil Constitutionnel? Pourquoi ce sont toujours les juristes et les avocats?

Il faut le dire haut et fort, il y a trop de juristes dans la composition du Conseil Constitutionnel. Le Parlement devrait revoir la composition du Conseil Constitutionnel. Un homme politique, des personnalités intéressées à l'État et à la vie publique doivent pouvoir être membres du Constitutionnel Constitutionnel sans avoir en sa possession un diplôme en droit. Au Sénégal par exemple, aucun membre du Conseil Constitutionnel n'a de formation en droit. On sait qu'il y a beaucoup de docteurs en droit public à Dakar. Un ancien parlementaire ou un haut fonctionnaire peut faire partir du Conseil Constitutionnel sans avoir été étudiant en droit. En France par exemple «  Aucune condition d'âge, de profession ou de formation n'est requise pour devenir membre du Conseil constitutionnel. Ainsi, on trouve parmi les membres du Conseil constitutionnel à la fois des personnes issues du monde judiciaire, de la haute administration et des hommes politiques. »

La commission fait appel aux professeurs de droit pour être membre du Conseil Constitutionnel. Le titre de professeur est à préciser car tout le monde se dit professeur en Haïti. Le professeur est un titre protégé qui a une connotation et un contenu universels en termes de capacité de transmission du savoir et de production scientifique discutée et acceptée comme étant valable par la communauté scientifique. Sur ce point, il y a un éclaircissement à apporter pour le choix des membres du Conseil Constitutionnel. Faut-il une loi ou un décret pour préciser la notion de haut niveau? A quoi correspondre sur l'échelle de la compétence la notion de haut niveau? S'agit-il d'un juriste qui a un niveau de licence en droit comme il y en a beaucoup en Haïti ou quelqu'un qui a un master ou d'un doctorat? On voit la nécessité d'une loi sur les professions et les grades. Les personnes qualifiées doivent être précisées. La réforme constitutionnelle pour qu'elle puisse être réussie, il faut, comme nous l'avons indiqué dans le PSSN une loi ou une disposition réglementaire (décret ou arrêté) sur les métiers et les professions.
                        
Un défenseur des Droits est créé
Du fait que le préambule de la Constitution fait référence à la déclaration universelle des droits de l'homme, le Conseil Constitutionnel sera appelé à défendre et protéger les droits fondamentaux. Donc, le Conseil Constitutionnel devient un protecteur et défenseur des droits imprescriptibles et inaliénables à la personne humaine. Alors quelle relation qu'il y a entre le Conseil Constitutionnel et le Protecteur du Citoyen? Quelles sont les compétences partagées entre le Conseil Constitutionnel et le Protecteur du Citoyen? La Commission bicamérale n'a rien dit sur cette question. Va-t-on assister à un conflit d'autorité entre les deux institutions?

J'aurai souhaité qu'on donne à la Cour Constitutionnelle l'attribution du contentieux électoral en dernier recours. Elle devrait charger de veiller à la régularité des élections nationales (Président, sénateur, député) être l'arbitre de la régularité du financement des campagnes électorales et proclamer les résultats des élections. Ce qui éviterait de fausser le jeu démocratique et le débat citoyen en gagnera en efficacité. Les dernières magouilles du CEP devraient orienter les parlementaires dans ce sens.

Avoir le sens d'équité vis-à-vis des autorités locales
Les Parlementaires ont enlevé le droit aux collectivités territoriales de participer à la formation du CEP et de choisir les juges pour les Tribunaux et les Cours de la République. Certaines personnes sont ravies de la mise à l'écart des Collectivités Territoriales dans le choix des magistrats et des membres du Conseil Électoral Parlement. Haïti est un État unitaire décentralisé et non un État Fédéral. L'État n'est pas une émanation des collectivités territoriales. La professionnalisation de la magistrature est une priorité de l'État de droit, et donc, on doit bannir le processus de politisation de la magistrature et chanter les funérailles de l'immixtion de la Cour de Cassation dans le jeu politique. Tout ça pour aboutir à la prise du pouvoir par le Parlement. Le travail de réaménagement et de rééquilibrage du pouvoir qui a été fait par le GTC a été systématiquement rejeté par les Parlementaires.

Je suis d'accord, au début, que l'on ne peut pas attribuer à une mission de souveraineté nationale a un niveau aussi élevé aussi dans son symbolisme que dans son expression aux autorités locales. Même si je suis pour la décentralisation mais elle ne peut pas se faire en conflit avec l'État ni dans un processus visant à vider l'État de son contenu. Les études sur les politiques publiques de la décentralisation conduites dans plusieurs pays en développement m'ont permis de comprendre que les édifices institutionnels des collectivités territoriales sont opérationnels et forts quand le pouvoir central a l'ultime conviction que les collectivités ne livrent pas une bataille contre l'État. En Haïti, le processus de la décentralisation était vicié à la base. Il a été pensé dans une logique de conflit avec l'État. Les expériences dans les pays en développement prouvent que si l'État ne veut pas la décentralisation, elle n'aura pas lieu. Le schéma opérationnel de la gouvernance démocratique comme il est présent dans le PSSN réconcilie l'État avec les pouvoirs locaux en ordonnant sur le plan de l'ingénierie organisationnelle les compétences partagées et exclusives des collectivités territoriales dans le cadre d'une décentralisation réussie et d'un État unitaire qui réconcilie les citoyens avec la gouvernance démocratique.

Une Constitution est un acte socio-politique qui codifie la répartition et le fonctionnement des pouvoirs de l'État. Dans la distribution des pouvoirs, il faut être juste. Étant donné qu'on a enlevé aux collectivités le droit de participer à la formation du CEP et au choix des magistrats, il y a lieu de compenser cette perte. Dans les conditions d'éligibilités, l'obligation devrait être faite au candidat à la présidence d'avoir la signature de 100 élus des collectivités territoriales. Cela aurait réduit le nombre de candidat à la présidence et donner plus de lisibilité au choix des citoyens mais cette disposition serait un acte d'équité à l'endroit des collectivités territoriales.

Par ailleurs, je prends à contre-pied, les gens qui disent que la constitution est un projet de société. Ce n'est pas le cas. Toute bonne constitution établit comment fonctionne et et répartit les pouvoirs de l'État. Aussi simple que ça. Si une constitution est un projet de société ce serait la fin de la démocratie. Un projet de société c'est l'affaire des partis politiques qui concourent à l'expression du suffrage universel. Dire qu'une constitution est un projet de société c'est prôner la soviétisation de l'esprit, donc la dictature.

Les Parlementaires ont pris le pouvoir
La révision en cours s'il tend vers un parlementarisme rationalisé en donnant des compétences réglementaires au Premier Ministre qui est d'ailleurs l'unique élu au second degré dans l'ordre des pouvoirs nationaux, les parlementaires ont drastiquement limité cette avancée vers le Parlementarisme rationalisé. Ils l'ont freiné . Les Parlementaires ont donné un pouvoir réglementaire, seulement, sous forme d'Arrêté au Premier Ministre. La réforme de la Constitution, comme c'est le cas dans notre tradition parlementaire, devrait donner la possibilité au pouvoir exécutif de légiférer par Décret-Loi dans les domaines techniques pour un temps limité. Cette réforme gagnera en honnêteté si elle  a procédé à l'énumération expresse des domaines des compétences de la loi. Tous les instruments juridiques de la nation ne sauraient résulter du Parlement. C'est un véritable fein à la modernisation de l'État. Il y a lieu d'élargir le champ règlementaire (Ordonnance, décret, Arrêté ect). Le gouvernement devrait pouvoir non seulement établir l'ordre du jour du Parlement mais accélérer les procédures, orienter ou restreindre les débat sur un projet de loi ou engager sa responsabilité devant le Parlement. Le Président de la République devrait pouvoir dissoudre la Parlement dans des conditions spécifiques. Au lieu de faire cela, les parlementaires ont renforcé leur pouvoir tout en excluant et en empêchant à la diaspora de devenir membre du Conseil Constitutionnel, député, sénateur, Premier Ministre et Président. Sur ce Point, le Parlementaires ont suivi à la lettre les recommandations de Me Dorléan, l'ancien Ministre de la Justice qui a empêché à Siméus de briguer à la fonction présidentielle.

Les parlementaires ont renforcé leurs prorogatives constitutionnelles à l'extrême. On a une véritable dictature parlementaire si l'assemblée nationale vote le texte de la commission bicamérale sans une correction en profondeur. Ils ont prolongé leur mandat dans les dispositions transitoires mais ils ont fermé toutes les postes électifs nationaux à la diaspora. La commission continue a ignoré la double nationalité en éliminant l'article 15 de la constitution mais elle durcit les conditions d'accès aux postes importants sous prétexte que ce sont des postes de souveraineté ce qui est en contradiction avec les évolutions de la jurisprudence de la Cour de Justice Internationale en matière de la nationalité. Dans cette réforme constitutionnelle, de le courant de la fermeture et du conservatisme a remporté la victoire.

 La laïcité oubliée
La laïcité a été oubliée. Les conflits religieux enregistrés un peu partout dans le pays, la redéfinition de la carte religieuse et la diversité de formes religieuses observées dans le pays devraient porter la commission bicamérale à renforcer l'indépendance de l'État vis-à-vis des religions. On devrait réécrire l'article 1er de la Constitution de la manière suivante «  Haïti est une République indivisible, laïque, souveraine, indépendante, libre, démocratique et solidaire. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. » Cet article serait une synthèse de la vision et de la projection d'Haïti.

Huit autres positions sur le processus d’amendement de la constitution

1. Plaformes Haitiennes des droits humains, cliquez ici: http://solutionshaiti.blogspot.com/2011/05/position-de-la-plate-forme-des.html




5.  Me. Rigay Duplan, Ancien Batonnier: http://belpolitik.com/messages.php/34024