It is during our darkest moments that we must focus to see the light

Mwen se echantiyon yon ras kap boujonnen men ki poko donnen

Si vous voulez vous faire des ennemis essayer de changer les choses

Friday, January 1, 2016

Commission d’Evaluation Électorale : Entre la Démocratie et le Coup d’État Par Stanley Lucas

Antécédents
Depuis Juin 2012 le President Michel Martelly, conformément à la constitution, a sollicité la participation des deux autres pouvoirs de l’Etat et de la classe politique pour la mise en place d’un Conseil Electoral Permanent (CEP), chargé de l’organisation des élections en Haïti. Depuis le lancement des négociations en Décembre 2012 à Décembre 2014, nombreux ont été les prétextes pour bloquer ce processus électoral ou pour se servir de ce dialogue afin d’accéder à des positions stratégiques au sein du gouvernement. L’analyse de ce processus de négociations tumultueuses permet de comprendre la volonté de l’opposition pour contrôler l’organisme électoral qu’est le CEP. Finalement quand le Président Martelly concéda à l’opposition le contrôle absolu du CEP à travers l’Accord de Décembre 2014, la grande majorité des partis et leaders de l’opposition décidèrent d’opter pour la voie des élections. Le CEP qui a été mis en place en Janvier 2015 était un CEP de l’opposition, conformément à l’article 289 de la constitution. Six organisations du secteur presse (SOS journalistes, l’Association nationale des médias haïtiens (ANMH), l’Association des médias indépendants (AMI), l’Association des journalistes haïtiens (AJH), le Groupe média alternatif et le SAKS représentant la presse) avaient fait le choix de Pierre Manigat pour les représenter au CEP. Yolette Mengual (Secteur femmes), Vijonet Demero (Cultes Reformes), Nehemy Joseph (Vaudou et Paysan), Lourdes Edith Joseph (Secteur Syndical), Ricardo Augustin (Conférence Episcopale), Jaccéus Joseph (Droits Humains), Lucie Marie Carmelle Austin (Université), Pierre Louis Opont (Secteur Patronal). Ce CEP de l’opposition fut installé le 23 Janvier 2015.  Le directeur exécutif du Conseil électoral provisoire était Mosler Georges. L’opposition en général exultait, à l’exception de la FUSION et le RDNP décidèrent de boycotter le processus électoral.

Le Processus Electoral
L’opposition appuya totalement le CEP. Ils exprimèrent une opposition farouche à toute évaluation par le pouvoir exécutif de l’avant décret électoral soumis par le CEP. Nombreux étaient les éléments de l’opposition qui étaient aux anges à l’annonce des carnets pour Laurent Lamothe (Plateforme Paysan), Sophia Martelly (PHTK), Jacky Lumarque (VERITE), Rudolph Boulos (PHTK) et l’élimination de plusieurs candidats de la diaspora.  L’opposition était silencieuse face à ces violations des droits civils et politiques de nombreux citoyens de la république.  Et vint le 9 Août, le premier tour des élections législatives. Fraudes, irrégularités et violences ont marqué le premier tour des Législatives qui n’a pas respecté les standards minimum internationaux pour qu’une élection soit acceptable. Plus de 84 partis politiques ont participé à des actes de violences et de fraudes le 9 Aout 2015. Le CEP a sanctionné plusieurs candidats ayant pris part à ces manipulations et annuler les élections dans plusieurs circonscriptions à  travers le pays.  Presque cinq mois après ces élections, aucun des 84 partis politiques n’a sanctionné ces membres qui ont participé à la violence et aux fraudes.  Ca donne une idée de la culture politique qui domine de nombreux partis politiques. Le second tour des Législatives et le premier tour des élections présidentielles furent fixés pour le 25 Octobre. Le Secrétaire d’Etat John Kerry se rendit en Haïti le 6 Octobre pour demander que la violence s’arrête et pour solliciter une meilleure gestion des élections.

D’après les reportages des radios et télévision d’Haïti, les interviews des leaders politiques et analystes, le consensus est que le 25 Octobre a été une grande réussite. Le peuple a voté ce jour-là pour ses candidats à la présidence, au Sénat,  a la députation et  la mairie. Pas de violence, quelques retards administratifs, la police avait pris de bonnes dispositions. Les rares fauteurs de troubles ont été mis sous les verrous, les juges de Paix ont joué leur rôle ainsi que les membres de l’organisme électoral. Le consensus sur toutes les stations de radio dans la soirée du 25 Octobre est que la journée était un succès ! Que s’est-il passé après ?

Le 26 Octobre, des accusations de fraudes sans preuve ont envahi les stations de radio. Plusieurs leaders dans une stratégie médiatique ont utilisé pendant des semaines la caisse de résonance que sont les micros pour répéter qu’il y avait une vaste opération de fraude en faveur du candidat à la présidence du pouvoir. Durant quatre semaines, aucun de ces candidats n’a apporté aucune preuve tangible de cette fraude. Leurs accusations étaient orales avec un objectif spécifique, discréditer le processus électoral avec la propagande. Sur ce point l’opposition a marque beaucoup de points.

L’organisation des élections est d’abord une affaire technique pour un parti politique et un candidat qui veut gagner des élections. Le parti met en place une infrastructure politique qui coûte de l’argent pour présenter son candidat à la population et faire passer son message. Le jour des élections, le parti structure ou le candidat organise, déploie ses mandataires qui vont veiller à la bonne marche du processus électoral et la défense des intérêts du candidat.  Le mandataire peut faire appel à la police, les juges de paix et les superviseurs électoraux, s’il y a des anomalies. Les responsables judiciaires documenteront l’illégalité pour les suites nécessaires. Le mandataire est aussi muni de téléphone portable muni de camera qui lui permettra de prendre des photos et des vidéos pendant la journée électorale, en plus des notes. A la fermeture des bureaux de vote et le comptage des bulletins, une fois la feuille de comptage et le procès-verbal prêts, les mandataires des deux candidats ayant reçu le plus de votes recevront chacun une copie du procès-verbal. Le procès-verbal comprend un original et cinq copies. L’original du procès-verbal va au centre de tabulation. Une copie est adressée aux membres du CEP, une autre est affichée devant le bureau de vote. Les mandataires des deux candidats ayant reçu le plus de votes reçoivent aussi une copie. Le candidat classé troisième ne reçoit rien et est éliminé. Les résultats sur les procès-verbaux sont écrits en lettre et en chiffre pour éviter toute confusion. Depuis Dimanche 25 Octobre a 7:00 p.m. 52 des 54 candidats a la présidence savaient déjà qu’ils n’étaient plus dans la course. En plus des mandataires des partis politiques et des candidats, il y avait des observateurs nationaux et internationaux pour garantir l’intégrité du processus électoral. Selon l’OSCE : « L’observation électorale est l’une des approches les plus transparentes et les plus méthodiques visant à promouvoir et à encourager la démocratie et les droits de l’homme. La mise en œuvre de ces principes incombe, bien évidemment, aux gouvernements et non aux observateurs. L’observation électorale se base sur deux principes fondamentaux : premièrement, des engagements clairs pris par les gouvernements d’organiser des élections démocratiques ; deuxièmement, la règle simple et incontournable selon laquelle un observateur se doit d’observer et n’intervient en aucun cas dans le processus électoral. La transparence est la condition sine qua non d’une observation électorale objective ; elle veille aussi à ce que toutes les personnes intéressées puissent compter sur cette objectivité. Ajoutons à cela le travail acharné, le dévouement, le professionnalisme et l’expérience, et nous avons une activité dont nous pouvons être fiers. C’est sur cet effort largement respecté que bon nombre d’organisations internationales ont fondé leurs propres activités d’observation. »

En analysant  les premières observations puis le rapport d’observation nationale du RNDDH sur les élections du 25 Octobre, on constate un manque de cohérence entre les deux documents et un choix politique. Le premier document annonce que les élections se sont bien passées et le second dit le contraire. Ce genre de confusion, si ce n’est pas une décision politique, n’est pas admissible selon les standards de l’observation électorale indépendante. En outre, quand on analyse les accusations de fraudes du RNDDH à la lumière des 13765 procès verbaux du CEP, on constate que le candidat à la présidence, Jovenel Moïse a perdu dans 94% des bureaux où le RNDDH a identifié des fraudes. Cela veut dire qu’il n’est pas le bénéficiaire de ces fraudes dont parle le RNDDH.  Toujours dans le cadre des accusations qui se faisaient avec légèreté, le Dr. Maryse Narcisse n’ayant pas reçu de procès-verbaux  dans la soirée du 25 Octobre parce qu’elle ne faisait point partie des deux candidats ayant reçu le plus grand nombre de votes, s’est rendu au centre de tabulation avec l’idée de monter un subterfuge et de saboter complètement le processus électoral, pour faciliter un coup d’Etat et la mis en place d’un gouvernement provisoire putschiste dominé par Lavalas. Après avoir sollicité une visite au Centre de Tabulation du CEP, Fanmi Lavalas et Dr. Narcisse déclarèrent que l’échantillon des 78 procès-verbaux consultés étaient un échantillon aléatoire. Ce qui était absolument faux ! Malgré le démenti du Président du CEP, pour faciliter le travail de ses alliés internationaux qui participent, peut être sans le savoir, avec lui dans la tentative du coup d’Etat, Fanmi Lavalas a continué à répéter que l’échantillonnage était aléatoire. La publication du rapport de la Mission Electorale de l’Union Européenne a mis fin à la discussion confirmant que l’échantillonnage n’était pas aléatoire. A cette date aucun des candidats à la présidence ou leur parti n’ont présenté aucun rapport ou documentation soutenant leur thèse qu’ils ont gagné. Leur démarche est plutôt propagandiste, alors que lorsqu’on parle de fraudes dans une élection, il faut d’abord préparer un document technique prouvant cette thèse. Moise Jean Charles a tente un subterfuge avec de faux procès verbaux reprit par ses allies de la propagande. Les dits « procès verbaux » avec l’entête Pitit Dessalines ne sont pas des documents officiels du CEP. C’est une fabrication. La théorie de Moise Jean Charles a ete scientifiquement déconstruite par le Dr. Pierre Montes qui affirme : « Voici une contradiction dans les données de Pitit Dessalines:
1) En divisant le nombre de voix de MJC pour chaque département dévoilé hier 29 décembre par Pitit Dessalines par le pourcentage de voix de MJC correspondant tiré du tableau de pourcentages publié le 1er novembre 2015 pour le même département, et, en répétant ce calcul pour chacun des 10 départements, et enfin, en additionnant les résultats obtenus des 10 opérations de division, on arrive à un total de 2 017 319 voix. Ce serait le nombre total de voix valides pour l'ensemble du pays et pour l'ensemble des 54 candidats correspondant aux "85%" des PV qu'il dit avoir compilés.
2) D'autre part, en divisant le total de voix de MJC, soit 586 298 (fourni hier) par son pourcentage 51,3% (fourni également hier), on obtient que le total des voix pour l'ensemble du pays et l'ensemble des 54 candidats serait de 1 142 881.
Dans l'arithmétique de Pitit Dessalines, on aurait donc:
2 017 319 = 1 142 881 ! D'où la contradiction. Moïse Jean-Charles devra vivre avec cette contradiction qu'il traînera avec lui comme un boulet au pied. Le tableau ci-après fournit les détails mettant à nu la malice de Pitit Dessalines. »

L’opposition est à la fois paresseuse, incompétente et médiocre. Ils veulent le pouvoir mais ne savent pas s’organiser pour convaincre le peuple et le conquérir. Ils croient que deux ou trois stations de radios qui appuient leur entreprise suffisent a travail l’imaginaire créer faciliter la prise du pouvoir en Haïti. Ces temps sont révolus. Le rapport de la Mission d’Observation organisée par NOAH affiliée de la Fédération de la Diaspora et Haiti Democracy Project font les mêmes conclusions. Dans leur rapports techniques, cette mission parle de scandale qui n’existe pas et démontre que les procès-verbaux n’ont pas été trafiqués

Malgré l’inexistence de documentation pour démontrer qu’il y avait vraiment fraude, nombreux ont été les appels pour mettre en place une Commission d’Evaluation Electorale qui ne serait autre qu’un CEP parallèle chargé de réaliser un coup d’Etat pour les candidats qui ont perdu les élections. Les candidats les plus radicaux qui criaient pour l’annulation des élections sont ceux qui ont reçu le moins de votes, Simon Desras 0.16%, Samuel Madistin 0,88%, Steven Benoit 1.14% etc… Ils espèrent, en réalisant ce coup d’état, occuper des places de ministre au sein d’un gouvernement de transition putschiste et illégitime. Ils sont tous au chômage et n’ont plus les moyens de leur politique.

Si l’on tient compte des anecdotes des candidats à la présidence qui parlent de fraudes, cette situation devrait être généralisée au niveau des élections municipales et législatives. Et pourtant non, le nombre de contestations ne dépasse pas 0.06%. C’est le premier constat. Le second c’est que les rares candidats qui ont décidé de faire des contestations à ces niveaux locaux ont utilisé les copies des procès-verbaux qu’ils ont reçus le dimanche soir des élections, après le comptage des bulletins. Comment se fait-il que des candidats à la mairie, à la députation et au Sénat ont respecté les procédures de contestations et les candidats à la présidence refusent de le faire et ne font qu’avancer des anecdotes ? La réalité n’est pas compliquée. Ils ont perdu les élections pour des raisons purement techniques.

Maryse Narcisse (Fanmi Lavalas) est quatrième parce que Moïse Jean Charles (Pitit Dessalines), Jean Henry Ceant (Renmen Ayiti) et Jude Célestin (LAPEH) ont chacun obtenu une portion considérable du vote de la base Lavalas. Sa stratégie de communication politique de Maryse Narcisse était une catastrophe, elle a fui les medias pendant la période électorale. Quand finalement elle a participé au débat économique organisé par le secteur privé, Maryse Narcisse ne pouvait pas répondre aux questions. Sans compter que le bilan catastrophique de Jean Bertrand Aristide et Fanmi Lavalas dans le pillage des fonds de l’État, les violations de droits humains, les assassinats politiques et des demandes d’occupations qui pesaient lourds sur ce candidat que tout le monde regardait comme une doublure.

Moïse Jean Charles est troisième parce que son département, le Nord, qu’il représentait au Senat n’a pas voté pour lui. Cette sanction du Nord est due à la mauvaise performance du sénateur Jean Charles qui n’a pas voté les lois, le budget de la république et n’a pas non plus publié les rapports de contrôle de l’exécutif. Moîse Jean Charles a voté pour le CIRH qui a été une expérience catastrophique pour la reconstruction. Sa mauvaise performance lui a coûté cher dans le Nord ou Jovenel Moïse l’a battu. S’il ne peut pas gagner son propre département, comment peut-ils gagner au niveau national ? Son message de division « Dessalines pra l kay Petion » lui a  été fatal. Quand il a voulu rectifier le tir et corriger son discours démagogique, son message était rempli de confusion. Il n’a pas pu non plus collecter des fonds pour mettre en place son infrastructure nationale. Son chef de campagne avait déclare qu’ils n’avaient pas les moyens pour payer des mandataires. Alors qu’après les élections Moise dans une déclaration contradictoire affirmait avoir collecte 65% des procès verbaux. Cette contradiction aurait attire l’attention de tout journaliste sérieux et indépendant.

Jude Celestin est second par accident. Sa stratégie de muet durant la campagne du premier tour a failli lui coûter cher. Il a refusé de répondre aux questions de la presse et  de participer aux débats. Il a fait une seule interview avec Vision 2000. En essayant d’imiter la stratégie de 2006 du candidat René Préval, ça  coûté des plumes à Jude Célestin. Ce qui l’a sauvé ce sont les sondages payés par le Groupe De Bourdon. La base électorale de Jude Célestin de 2010 est 230 mille votes. Les sondages lui ont permis d’ajouter 164 mille votes qui lui ont donné un total de 394 mille votes en 2015. N’étaient-ce les sondages, Jude Celestin aurait été éliminé

Jovenel Moïse est premier parce qu’il a bénéficié de la base électorale de Martelly en 2010 qui représentait 700 mille votes. La stratégie de communication politique et la discipline de campagne de Jovenel Moïse lui ont permis de créer un lien avec la population en utilisant sa carrière et ses réalisations d’hommes d’affaires qui est le fils d’une couturière et d’un paysan. Aujourd’hui il est connu sous l’appellation de « Nèg bannann nan » ce qui est un atout extraordinaire dans le monde rural et à travers le pays.

La Commission d'Evaluation Electorale
Sur demande de différents secteurs de la population le Président Martelly a nommé par arrêté une Commission d’Evaluation Electorale formée de cinq personnalités. Ces personnalités sont toutes opposées au gouvernement. Cette Commission est « chargée de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue d’évaluer le processus électoral et de faire des recommandations au Conseil Electoral Provisoire, au Gouvernement, chacun en ce qui le concerne pour garantir la crédibilité du scrutin et l’aboutissement du processus ».

L’arrêté prévoit aussi « que chacun des deux candidats à la présidence qualifiés pour le second tour, pourra s’il le désire, désigner un représentant pour assister aux travaux de la commission. » et enfin la « Commission bénéficiera d’une assistance technique composée d’experts nationaux et internationaux. »

Le travail de cette Commission est purement technique, mais nombreux sont les perdants qui voudraient que cette entité soit utilisée pour faire un coup d’État et donner le pouvoir à des secteurs traditionnels à travers un gouvernement de transition. Les pressions des corrompus pour l’interruption de l’ordre constitutionnel et la réalisation d’un coup d’État pour mettre en place un gouvernement de transition illégitime. Ce choix anti-démocratique mettrait Haïti sur la route de l’instabilité politique pour au moins quinze ans.  Nombreux sont ceux qui croient que ce coup d’État a commencé avec la Commission Présidentielle de Décembre de 2014 et va se finaliser avec cette Commission Électorale. Déjà les élus locaux inquiets ont sorti un communiqué contre l’annulation des élections. Une fois la boîte de Pandore de ce nouveau coup d’État ouverte, Dieu seul sait comment elle se refermera, mais nombreux seront les dégâts. Entre le coup d’État que souhaite Lavalas, les groupes politiques G-8, G-30, l’Espace de Resistance et un second tour pour la démocratie et la stabilité politique, il suffit d’attendre le rapport de cette Commission qui a demande un rallonge de cinq jours. En attendant la lettre du Président du CEP en date du 29 Décembre 2015 est un indicateur que pour faire le coup d’Etat les membres de la commission vont utiliser le même subterfuge qu’avait utilise Fanmi Lavalas avec les 78 procès verbaux.  Dans sa lettre Opont affirme  que la Commission n'a pas fait le choix des 2025 procès-verbaux choisis comme échantillons de façon aléatoire et les 2025 procès-verbaux ont été choisis en absence des observateurs nationaux et/ou internationaux; et en absence du représentant du Centre de Tabulation des Votes. Faut-ils conclure que la Commission est sur la route du coup d’Etat qui va rentrer Haïti dans un vrai cyclone politique ?

La Communauté Internationale et l’Imaginaire
Les secteurs traditionnels de la politique haïtienne veulent le pouvoir à n’importe quel prix. Une grande partie de la Communauté internationale souhaite une passation démocratique le 7 Février ou le 14 Mai selon la date du second tour et la publication des résultats pour la finalisation complète du processus électoral. Il ne peut pas avoir d’installation du parlement sans la finalisation des élections présidentielles selon le décret électoral. Les G-8, G-30, Espace de Resistance et Fanmi Lavalas sont opposes a la finalisation de ce processus. Le plus actif a Washington c’est Fanmi Lavalas. Ce n’est pas la première fois que Fanmi Lavalas utilise la propagande politique, ses lobbyistes et experts à Washington pour sauter la politique américaine en Haïti. Aristide avec sa machine propagandiste n’avait-il pas force Bill Clinton a débarqué pour le ramener en Haïti en 1994 en combinant publications dans le Washington Post et le New York Times tout en finançant avec l’ancien maire de Delmas les bateaux de refugies débarquant en Floride ? Depuis son retour Aristide prétend que l’élection de Madame Hillary Clinton dépend de son succès à cause de « dossiers » qu’il aurait en sa possession ? En s’adressant cette fois encore directement au Washington Post et au New York Times vias ses lobbyistes et allies, Aristide comme il l’a fait en 1994 essaie de sauter la stratégie de l’Ambassadeur Peter Mulrean et la bureaucratie du Département d’Etat.  Cette fois-ci sa stratégie réussira-t-elle ? Le mirage de la propagande politique pourra-t-elle accoucher ce coup d’Etat ? Une chose est certaine la position de ces deux journaux américains est le résultat de contacts personnels et non d'un rapport électoral base sur les faits comme le mentionne la Mission Electorale de la Diaspora et de HDP.

Jovenel Moise (PHTK) continue sa campagne électorale. Jude Celestin aores ses erreurs stratégiques est en conflit avec Jean Hector Anacasis qui est le chef de son parti et de sa campagne électorale. Il semblerait que Jude Celestin aurait fait appel à une compagnie de Washington spécialisée dans la communication politique et un certain Harvin pour gérer sa campagne. Le technicien en question aurait déjà fait des présentations sur la Diaspora a l'Ambassade a Washington.

Six ans après la catastrophe du 12 Janvier 2010 l’opposition Haïtienne a non seulement réussie a saboter la reconstruction du pays elle l’a bloquée sans offrir une alternative. Avec un égoïsme suicidaire elle a cassée les efforts pour attirer les investissements externes seul moyens de créer une relance économique qui aurait pu nous aider à travailler sérieusement sur les objectifs millénaires. Six ans après 50 mille Haïtiens vivent toujours sous les tentes, aucun leader de l’opposition n’en parle. Six ans après ce qui se passe au niveau politique Haïtienne avec ces prédateurs est une honte nationale. Souhaitons qu’en 2016 Haïti verra la lumière du changement. Le peuple Haïtien mérite mieux

No comments: