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Friday, January 3, 2014

Cinq stations de radio désignent Stanley Lucas comme l’homme de l’année 2013 par Joclin Forest PDG radio Caraïbes Inter


Après considérations et délibérations Radio Caraïbes de la Floride www.radiocaraibesinter.com Radio Mag Horizon du Plateau Central www.radiomaghorizon.com, Radio Fos International de la Georgie www.radiofos.com Radio Ayiti International de New Jersey www.rhifm.com Radio Galaxie de la Floride www.radiogalaxielive.com et Radio Citadelle au Cap Haïtien portent leur choix sur M. Stanley Lucas comme l’homme de l’année 2013 pour la Diaspora.

M. Lucas est et reste un homme au service de sa communauté. Democrate dans l’ame il se bat pour la collectivité Haïtienne sur tous les fronts. A l’étranger il est partout défendant les intérêts d’Haiti et de la Diaspora. De l’utilisation de l’aide internationale qui enrichit de gros barons étrangers qui créent des dynasties sur notre dos, de la défense des principes démocratiques a la recherche de leaders et plans viables pour le développement économique d’Haiti M. Stanley Lucas est toujours une bouchée d’air fraiche qui démontre qu’on peut faire mieux. Quand il s’agit d’une minorité plongée dans un négativisme et pessimisme permanents n’ayant aucune idée ou une maitrise des dossiers constituants les priorités d’Haiti M. Lucas est la avec son optimisme pour remettre les pendules a l’heure. Quand c’est le cas des profiteurs étrangers venus cyniquement s’enrichir sans se soucier de la misère des démunis d’Haïti, M. Lucas est la, comme un justicier défend nos intérêts nationaux. Le pays, la diaspora et notre bien être est toujours dans son agenda. Il est un homme toujours disponible pour ceux qui ont des problèmes et qui sont a la recherche d’aide et de solutions. Il pense toujours aux autres, a son pays. Au cours de cette année nous avons observe les actions de M. Stanley Lucas sur les fronts suivants:

Washington
M. Stanley Lucas a été souvent présent au Congres des États Unis et les grands  couloirs pour promouvoir plusieurs dossiers concernant Haïti et la diaspora.

Pour Haïti il a fait de son mieux pour:
· Promouvoir le principe que l’aide américaine a la reconstruction évaluée à 3 milliards et l’aide annuelle 260 millions passent par le gouvernement Haïtien, les institutions haïtiennes du secteur privé, de la société civile et de la diaspora. Ce qui n’est pas le cas. L’aide passe par des ONGs et des compagnies ayant des connections politiques qui ne délivrent pas selon les attentes du peuple et du gouvernement Haïtiens. L’aide en grande partie n’arrive pas vraiment aux bénéficiaire. M. Lucas essaie de changer ça.
· Solliciter une meilleure assistance technique pour aider notre pays a mieux gérer les désastres naturels futurs.
· Responsabiliser ceux qui détournent, gaspillent et gèrent mal l’aide a Haïti. Grâce a ces efforts le Congres des États Unis passé le Haïti Accountability Act qui est maintenant au Sénat.
· Donner des conférences dans des universités et fondations sur la situation en Haïti et comment les étrangers et la Diaspora peuvent aider
· Rechercher des investissements pour Haïti et particulièrement les provinces
    Mr. Stanley Lucas, les Membres de la Fédération Globale de la Diaspora et l’ambassadeur Albert Ramdin

Pour la Diaspora il a donne le meilleur de lui même pour:
· Contribuer au débat sur la reforme de l’immigration aux Etats Unis s’assurant que les haïtiens bénéficiaires de TPS et les applicants après le 12 Janvier 2010 qui sont en Haïti soient inclut dans la reforme.
· Promouvoir une intégration de la diaspora vivant aux Etats Unis dans l’assistance que ce pays donne a Haiti.
· Rechercher des ressources financières et programmatiques au niveau local et des Etats pour une meilleure intégration des haïtiens aux États Unis particulièrement les haïtiens vivants dans les États suivants, Floride, Georgie, New York, New Jersey, Californie, Arizona, Connecticut, Massachusetts, Maryland, Virginia et le District of Columbia. Cette année M. Lucas a donne aussi une attention spéciale aux Haïtiens des Iles Turques, des Bahamas et de la république Dominicaine
· Contribuer à une meilleure organisation de la Diaspora dans la défense de ses intérêts. M. Lucas préfère la mise en place d’un advocacy plan que chacun peut collectivement et individuellement promouvoir en lieu et place d’organisation lourde qui ne font rien.
· Faciliter l’entrée de la diaspora dans les différents couloirs et institutions de Washington
· Trouver des internships dans les institutions de Washington pour des étudiants Haïtiens sortant dans les universités américaines et rechercher des bourses pour ceux qui sont en Haiti. Lucas a aide selon les témoignages recueillis des étudiants en difficulté ici.
· Eduquer à travers ses interventions sur les radios et télévisions de la diaspora
Nous avons aussi observe l’apport et la contributions de M. Stanley Lucas dans la lutte que nous menons sur les dossiers suivants:

La république Dominicaine
M. Stanley Lucas et ses collègues de la Fédération Globale de la Diaspora ont profondément influence l’OEA, la CARICOM, le Congres et l’Administration Obama sur le positionnement prit sur la décision raciste et illégale de la Cour Constitutionnelle de la république Dominicaine contre les Dominicains noirs d’origine Haïtienne. M. Lucas a organise plusieurs visites de la diaspora au Congres des États Unis qui a après écrit une lettre au Président Danilo Medina sur la question. La mobilisation de M. Lucas dans la diaspora a provoque 380.000 appels téléphoniques des haïtiens a la maison blanche sollicitant une action pour le respect des droits humains et le droit a la nationalité en république Dominicaine.  Une semaine après le Département d’Etat sortait une note exprimant ses préoccupations en république Dominicaine. M. Lucas a aussi sollicite l’appui a Haiti d’anciens officiels des Etats Unis a travers la publication d’articles dans les journaux américains sur le sujet. M. Stanley Lucas a mobilise l’ensemble des organisations de la Diaspora sur ce dossier. Il a maintenu le contact avec toutes les missions de la CARICOM a Washington les tenant informer des développements et des réactions de la diaspora haïtienne par rapport a cette décision raciste et illégale des Dominicains violant la déclaration universelle des droits de l’homme.
    M. Lucas et Gov Gen. Michaelle Jean

On retrouvait aussi Stanley Lucas avec ces collègues de la Fédération Globale de la Diaspora a l’Organisation des Etats Américains (OEA) ou ils ont rencontre l’Ambassadeur Albert Ramdin le numéro deux de l’institution. Grâce a la mobilisation sonnée par M. Stanley Lucas la plupart des leaders de la diaspora sont mobilises sur la question. Il maintient les grandes tètes d’Hollywood informée et essaie de les pousser a la préparation d’un documentaire sur le sujet qui pourrait passer su HBO. Selon les dires de plusieurs officiels M. Lucas est aussi resté en contact avec les autorités de Port-au-Prince sur ce dossier. Nous ne parlerons pas de ces interventions à la radio et la télévision qui ont été très éducatifs pour nous tous

Le dossier du Choléra
Stanley Lucas fait partie des deux premier Haïtiens qui depuis Octobre 2010 sont mobilise sur le dossier de l’épidémie du choléra propagée par les soldats des Nations Unies de la MINUSTAH en Haiti.  Le premier article dénonçant les Nations Unies comme responsable de l’épidémie en date du 1 Novembre 2010 venait de M. Lucas. L’homme est un vrai patriote. Depuis avec son bâton de pèlerin M. Stanley Lucas est reste engage dans le combat pour la justice et les réparations pour Haïti et les victimes du cholera. Depuis Lucas cherche des allies partout dans cette lutte pour que les Nations Unies reconnaissent leur responsabilité dans la propagation de l’épidémie. Il a cherche des allies au Congres des États Unis, chez les producteurs de cinéma et acteurs d’Hollywood, les ONG, les Think Tank, des citoyens et citoyennes du monde en plus de ses frères haïtiens. Il est devenu la source d’inspiration et celui qui pond des idées sur les nouvelles façons d’aborder le dossier du choléra. Ce que j’aime avec Stanley Lucas bien qu’il soit l’auteur des stratégies et de nombreuses idées utilisées par d’autres il ne recherche jamais à prendre le crédit. L’essentiel pour lui est la victoire légale d’Haïti par rapport a cette injustice onusienne.

La reconquête de la souveraineté d’Haïti et le départ de la MINUSTAH
M. Stanley Lucas a invente l’idée de retrait organise de la MINUSTAH qui se ferait parallèlement avec le renforcement de la police et la construction d’une armée professionnelle respectueuse de la constitution. Ses écrits sur la question sont sans équivoque. Le patriote agite les modeles de l’Irak et de l’Afghanistan. Malgré les obstacles, les embuches, les pièges et les attaques l’homme reste déterminé. Haïti doit reconquérir sa souveraineté et c’est a nous dit-il de le faire. Notre avenir dépend de notre capacité d’assurer la sécurité de notre territoire et de nos citoyens a l’intérieur et a l’étranger affirme-t-il. Les comportements récents de la république Dominicaine renforcent ses convictions. D’ailleurs Lucas a publie un document de 32 pages décrivant une stratégie pour le renforcement de la sécurité nationale d’Haïti.

Haitiens a Orlando saluant Mr. Stanley Lucas

L’intégration intégrale de la Diaspora en Haïti
M. Lucas travaille sans arrêt sur cette intégration. C’est lui qui a conçu le cadre organisationnel et le document stratégique utilise par Ban’m Dwam pour rendre possible le vote de la Diaspora.  Grâce à ces deux documents plus de 30.000 représentants de la diaspora ont participe à des téléconférences sur cet acte politique important pour eux. Lorsque des Sénateurs font des commentaires négatifs sur la diaspora ou essaient d’exclure les Haïtiens de l’étranger comme candidats aux élections haïtiennes, le défenseur en chef de la Diaspora est M. Stanley Lucas. Il incite aussi les acteurs de la diaspora à investir dans leur pays. Son travail avec des investisseurs de la diaspora a permis des investissements de l’ordre de 98 millions en Haiti cette année. M. Stanley Lucas fait de son mieux pour construire un pont entre la diaspora et le gouvernement, entre la diaspora et les partis politiques, entre la diaspora et le secteur prive et entre la diaspora et les villes de provinces. Récemment un investisseur de la Diaspora a la Croix des Bouquets m’a informe qu’il essayait d’investir là-bas mais confronté a des difficultés locales il ne savait pas quoi faire. Quelqu’un lui suggéra de téléphoner a M. Stanley Lucas. Ce qu’il a immédiatement fait. L’homme en question affirma que Stanley Lucas ne le connaissait pas. Il exposa le problème au téléphone. M. Lucas prit son téléphone et promit de le rappeler. Quarante huit heures après me dit-il il reçut l’appel de M. Stanley Lucas qui déjà avait fixe un rendez-vous pour lui avec le maire de la Croix des Bouquets pour les suites nécessaires. Trois jours plus tard le concerné reçut les permis nécessaires pour cette grande entreprise qui aura bientôt ses portes ouvertes a la Croix des Bouquets. L’homme est fasciné par M. Stanley Lucas qui est et reste toujours un citoyen au service de sa communauté.
   Premier Ministre Laurent Lamothe, Ambassadeur Stanley Lucas, Consul General Charles Forbin

L’éducation Politique et débat politique
Les interventions de Stanley Lucas a la radio et la télévision sont toujours éducatifs. Plusieurs auditeurs nous ont fait savoir dès que Stanley Lucas est présent sur une station de radio ou de télévision ils prennent leur cahier pour prendre des notes. L’homme ont-ils dit contribue a notre formation et notre avancement, nous apprenons beaucoup de lui.

    M. Lucas Defenseur de la démocratie

Quand il fait face a ses adversaires politiques nos auditeurs décrivent la capacité démocratique de débat de M. Stanley Lucas a celle de l’équipe du football du Brésil, ils avancent que c’est du bon boul politik tèlman misye bon. Nombreux sont ceux qui l’appellent le défenseur de la démocratie. Même ceux qui ne partagent pas ses idées politiques le respectent énormément.

M. Stanley Lucas, le Gouvernement Martelly et les partis politiques
 La compétence de M. Lucas est incontestable quand il s’agit de traiter les dossiers nationaux. Il est le reality check de ce gouvernement. Il abord sans passion les dossiers politiques, économiques et sociaux du pays avec une touche partisane intelligente. Exposant la dimension de l’héritage reçu, les solutions appliquées, les progrès et sans complexe les faiblesses et corrections a apporter. L’homme est droit et a la profil d’un homme d’état qui priorité le pays sur la partisanerie politique. Avec les chefs de fil politiques qui le respecte il est tranchant tout en donnant la main. Il pousse toujours les leaders politique, leur demandant de proposer des solutions aux problèmes du pays au lieu de se plaindre. Pour lui avec une telle approche le parti politique qu’il considère comme le poto mitan de la démocratie sera au centre du débat politique et la prise pouvoir démocratique. Ce qui n’est pas actuellement le cas

   Mr. Stanley Lucas décrivant la situation d’Haiti a des etudiants de UCLA

M. Stanley Lucas, le secteur prive et la societe civile
 M. Lucas a invite la société civile a une meilleure organisation autour de ses intérêts. Pour Lucas chaque organisation de la société civile, femmes, jeunes, avocats médecins, ingénieurs, paysans, syndicats, professeurs, droits humains etc… doit avoir un document définissant leurs besoins spécifiques. Avec ce document des besoins et un plaidoyer Lucas croit que ce serait bon pour la démocratie haïtienne que les organisations de la société civile fassent des pressions sur les trois pouvoirs de l’état et les partis politiques pour obtenir des résultats et une meilleure prise en compte de leurs priorités dans les plateformes des partis en lieu et place des accusations sans fondements et des montages politiques qui affaiblissent nos institutions. Pour lui avec une telle approche chacun serait juge sur une base de performance. Pour Lucas le secteur prive doit se moderniser, investir dans le pays, créer des emplois, faciliter plus d’accès au crédit et donner une meilleure contribution au développement économique du pays aussi bien que prendre au sérieux la responsabilité sociale de l’homme d’affaires.

Nous nous arrêtons la, mais nombreuses sont les autres considérations qui nous ont porte a choisir M. Stanley Lucas comme l’homme de l’année 2013. Stanley Lucas est bon, intègre, compétent, rigide et discipliné. Il pense toujours aux autres. Cette année nous avons pensé a lui. Contacte par nous M. Lucas a été étonné du choix et il a déclaré “Je suis honore et humble de ce privilege extraordinaire. Chacune de ces stations de radio font un travail extraordinaire et sont a l’avant garde du combat pour la democratie et le developpement economique de notre pays. Leurs efforts permanents pour la recherche de la verite et le traitement des vrais dossiers importants pour le peuple haïtien sont le poto mitan du systeme politique Haitien. Le travail que vous faites est le travail de Dieu”. a-t-il ajoute.

Thursday, December 26, 2013

Observations préliminaires de la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme sur sa visite en République Dominicaine


Santo Domingo – La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a effectué une visite in loco en République Dominicaine du 2 au 5 décembre 2013, en réponse à une invitation de l’État. La visite a eu pour objectif d’observer la situation concernant les droits à la nationalité, à l’identité, à l’égalité, à la non-discrimination, ainsi que d’autres droits et problèmes connexes. La Commission a mené à bien cette visite pour superviser l’exécution des engagements internationaux contractés librement par l’État de la République Dominicaine dans l’exercice de sa souveraineté.

La délégation était composée du Président, José de Jesús Orozco Henríquez; de la Première Vice-Présidente, Tracy Robinson; de la Seconde Vice-Présidente, Rosa María Ortiz, et de Dinah Shelton, Felipe González et Rose Marie Antoine, ainsi que du Secrétaire exécutif, Emilio Álvarez Icaza L.; de la Secrétaire exécutive adjointe, Elizabeth Abi-Mershed; du Rapporteur spécial pour la liberté d’expression, Catalina Botero et du personnel du Secrétariat exécutif. Pendant la visite, plusieurs délégations de la CIDH se sont rendues dans les provinces de Bahoruco, Dajabón, Jimaní, La Romana, San Pedro de Macorís, Santo Domingo et Valverde. La CIDH a tenu des réunions avec des autorités de l’État, des organisations de la société civile, des victimes de violations de droits de la personne et des représentants d’agences internationales.

La Commission remercie le Président Danilo Medina, son Gouvernement et le peuple dominicain de toutes les facilités qui lui ont été offertes pour la réalisation de cette visite. En particulier, elle apprécie l’appui que lui ont apporté les autorités du Gouvernement et des organisations de la société civile et les en remercie. Elle salue et remercie tout spécialement les 3 994 personnes qui sont venues présenter des témoignages, des plaintes et des communications.

Moyennant cette visite, la CIDH a pu évaluer différents types de progrès réalisés dans le renforcement des institutions démocratiques et la protection des droits de la personne. En particulier, elle apprécie et salue en tant qu’élément très positif l’incorporation directe dans le droit interne, ayant valeur constitutionnelle, du droit international des droits de la personne et de tous les engagements internationaux pris par l’État en la matière, dans le cadre de la réforme de la Constitution de 2010.

Pendant sa visite, la Commission interaméricaine a reçu une information préoccupante sur de graves atteintes au droit à la nationalité, à l’identité, à l’égalité devant la loi et à la non-discrimination. Les violations du droit à la nationalité, que la Commission avait observées lors de sa dernière visite in loco, qui a eu lieu en 1997, se poursuivent, et la situation s’est aggravée en raison de l’Arrêt TC 0168/2013 rendu par la Cour constitutionnelle. Cet arrêt a eu pour conséquence qu’un nombre indéterminé mais très élevé de Dominicains et de Dominicaines, estimé selon plusieurs sources à plus de 200 000 personnes, ont été arbitrairement privés de leur nationalité. Ces personnes se sont ainsi vu violer leur droit à la personnalité juridique, et vivent dans des conditions d’extrême vulnérabilité. Cette situation touche de manière disproportionnée les personnes d’ascendance haïtienne, qui sont aussi des personnes d’ascendance africaine et souvent identifiées par la couleur de leur peau, ce qui constitue une violation du droit à l’égalité et à la non-discrimination.

La Commission estime que l’Arrêt de la Cour constitutionnelle entraîne une privation arbitraire de la nationalité. Elle est discriminatoire, étant donné qu’elle touche principalement des personnes dominicaines d’ascendance haïtienne, qui sont des personnes d’ascendance africaine; qu’elle les prive de nationalité de façon rétroactive; et qu’elle rend apatrides les personnes qu’aucun État ne considère comme des nationaux, aux termes de sa législation.

La privation arbitraire de la nationalité et la non-reconnaissance de la personnalité juridique de ces personnes du fait qu’elles ne sont pas enregistrées ou qu’elles ont du mal à obtenir des documents d’identité crée une situation d’extrême vulnérabilité dans laquelle se produisent des violations de nombreux autres droits de la personne. La Commission fait observer que l’Arrêt 168/13 touche de façon disproportionnée les personnes déjà sujettes à de multiples formes de discrimination, fondées en particulier sur la race et la pauvreté. La CIDH a visité plusieurs villages construits à même les plantations de canne à sucre (bateyes) dans divers endroits du pays et a constaté les conditions de pauvreté, d’exclusion et de discrimination dans lesquelles vivent leurs habitants. La pauvreté touche de façon disproportionnée les personnes d’ascendance haïtienne et cela est en rapport avec les obstacles auxquels elles se heurtent pour avoir accès à leurs documents d’identité.

Dans un autre ordre d’idées, la Commission interaméricaine a reçu une information très inquiétante sur des propos hostiles tenus à l’encontre de journalistes, d’intellectuels, d’avocats, d’hommes politiques, de législateurs, de défenseurs des droits de la personne, de personnalités publiques, voire même de hauts fonctionnaires qui ont critiqué l’Arrêt de la Cour constitutionnelle. Ces personnes ont été qualifiées de “traîtres à la patrie”, ont fait l’objet de menaces et un appel a été lancé en public pour donner la “mort aux traîtres”. La Commission s’est aussi dite préoccupée du fait que l’intolérance et le discours raciste créent une ambiance qui exacerbe la vulnérabilité des personnes d’ascendance haïtienne face à la violence. Elle a lancé un appel aux autorités pour qu’elles contribuent résolument à la création d’un climat de tolérance et de respect dans lequel les personnes peuvent toutes exprimer leur pensée et leurs opinions sans craindre d’être agressées, sanctionnées ou stigmatisées pour cette raison.

La Commission interaméricaine a effectué la visite qui se termine aujourd’hui afin d’analyser directement la situation des personnes touchées par l’Arrêt 168-13 à la lumière des normes du Système interaméricain des droits de la personne. Selon son usage, elle fait aujourd’hui part de ses observations préliminaires sur la situation compte tenu des résultats de la visite qu’elle a réalisée, et exprime sa volonté de collaborer avec l’État à la recherche de solutions qui protègent les droits fondamentaux et soient conformes aux normes internationales en matière de droits de la personne.

Des autorités du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif ont fait savoir à la Commission interaméricaine qu’elles reconnaissent l’existence d’un problème concernant l’exercice du droit à la nationalité de personnes d’ascendance haïtienne, et sont conscientes de la nécessité de trouver une solution. À ce sujet, et soucieuse de collaborer à la recherche d’une solution respectueuse des droits de la personne, la Commission souligne que les mesures qui seront adoptées pour relever les défis portant sur le droit à la nationalité qui ont été recensés, en particulier ceux qui ont été mis en évidence par l’Arrêt 168-13 de la Cour constitutionnelle, devraient avoir les caractéristiques suivantes:

1) Elles doivent garantir le droit à la nationalité des personnes qui avaient déjà ce droit sous le régime interne en vigueur entre 1929 et 2010.

2) Elles ne peuvent exiger que les personnes ayant droit à la nationalité, comme celles qui ont été “dénationalisées” en vertu de l’Arrêt 168-13, soient enregistrées en qualité d’étrangers comme condition de la reconnaissance de leurs droits.

3) Elles doivent être générales et automatiques pour garantir le droit à la nationalité des personnes lésées par l'arrêt 168-13. Ces mécanismes doivent être simples, claires, rapides et justes. Ils ne peuvent être discrétionnaires ni appliqués de façon discriminatoire.

4) Les mécanismes en question doivent être accessibles sur le plan économique.

Enfin, la Commission souligne que toute personne a droit à la protection et aux garanties judiciaires, de manière accessible et efficace, pour sauvegarder ses droits à la nationalité, à l’identité, à l’égalité, à la non-discrimination, qui constituent l’objet principal de la présente visite.

Une annexe est jointe au présent communiqué, laquelle comporte les Observations préliminaires de la CIDH sur sa visite.

La CIDH est un organe principal et autonome de l’Organisation des États Américains (OEA), dont le mandat est énoncé dans la Charte de l’OEA et la Convention américaine relative aux droits de l’homme. La Commission interaméricaine a pour mandat de promouvoir le respect des droits de la personne dans la région et fait fonction d’organe consultatif de l’OEA en la matière. Elle est composée de sept membres indépendants qui sont élus à titre personnel par l'Assemblée générale de l'Organisation et ne représentent pas leur pays d’origine ou de résidence.

Saturday, May 11, 2013

Jean Bertrand Aristide et l’Assassinat du Journaliste Jean Dominique par Stanley Lucas



Jean Dominique est un journaliste Haitien qui a ete assassine le 3 Avril 2000.  Pendant treize ans les juges et commissaires du gouvernement qui se sont succedes sur son dossier judiciaire ont ete victimes d’intimidations, de sabotages et de démissions forcées par le pouvoir exécutif. Nous ne parlerons des témoins exécutes, klike la: http://www.alterpresse.org/spip.php?article14345  Le débat de cette semaine n'est pas politique mais plutôt judiciaire. Malgré la propagande, les efforts de relations publiques dans la presse étrangère et les diversions de terrain la question centrale demeure: Qui a tué le journaliste Jean Dominique?



Pour la premiere fois en vingt cinq ans un juge d’instruction de la république d’Haiti Ivickel Dabresil a le courage de mener son enquête et traduire les responsables devant la justice. C’est dans ce contexte que le juge a convoque l’ancien Premier Ministre Yvon Neptune, l’ancien Sénateur Danny Toussaint, l’ancien President de la république Rene Preval ainsi que Jean Bertrand Aristide qui occupait la meme fonction.

Toussaint, Neptune et Preval ont repondu paisiblement et séparément a la convocation du juge d’instruction. Chacun a repondu pendant des heures aux questions du juge.

Le Mercredi 8 Mai 2013 etait le jour de la convocation de l’ancien President Jean Bertrand Aristide. Des le 7 Mai Aristide envoya quelques uns de ses chimères pour intimider la justice haitienne et le juge d’instruction dans les rues de Port-au-Prince a travers des actions violentes, pour plus de détails klike la: http://lematinhaiti.com/contenu.php?idtexte=35715&idtypetexte=  

Le juge d’instruction avec courage ne ceda pas aux pressions et aux actes d’intimidations et de violences des chimeres d’Aristide et de son parti Fanmi Lavalas. Le 8 Mai 2013 acccompagne de plusieurs centaines de ses partisans Aristide fut obligé de se rendre aux bureaux du juge Dabresil ou pendant plusieurs heures il a du repondre aux questions. Encore une fois les supporters d’Aristide utiliserent la violence. Le journaliste Frantz Henry Delice de Radio-Tele Ginen fut l’une des victimes des chimeres de Jean Betrand Aristide le 8 Mai 2013. Cet acte de violence contre un membre de la presse a été comdamné par l’Association Nationale des Medias Haitiens (ANMH). Pour plus de details klike la: http://signalfmhaiti.com/index.php/124-note-de-presse/512-l-anmh-condamne-l-agression-contre-tele-ginen et klike la: http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9563 

Bien que nous condamnons cette attitude violente de Jean Bertrand Aristide et de ses partisans de Fanmi Lavalas nous n'affirmons pas qu'il est coupable ou innocent dans cette affaire. C'est a la justice haïtienne d'identifier les coupables. Rappelons que Jean Betrand Aristide pendant la periode de 2000-04 figurait parmi les 38 présidents considérés comme prédateurs de la presse a travers le monde. Pour plus de détails sur la repression du gouvernement de Jean Bertrand Aristide et de son parti Fanmi Lavalas sur les journalistes et la presse haitienne en général durant cette periode consultez les deux liens suivants:
2.  RNDDH: https://groups.google.com/forum/#!msg/forumculturel/7SUTcCf81Uk/-SQHEBYn7IoJ Pendant cette période Haiti était 169em au classement mondial sur la liberté de la presse comparativement a aujourd'hui 2013 ou le pays est classe 49em. 

Le Sénateur de la république d'Haiti Irvelt Chery avait aussi a l'époque écrit une lettre aux différents commissaires du gouvernement pour leur demander de mettre l'action publique en mouvement pour les différents crimes commis. Pour plus de détails klike la: http://www.haitian-truth.org/28-fevrier-2004-1013-neuf-ans-apres-la-demission-du-dictateur-jean-betrand-aristide-toujours-pas-de-justice-pour-les-victimes-de-la-repression-lavalas/

Nous souhaitons finalement que la justice haïtienne trouvera et punira les coupables qui ont assassines les journalistes haïtiens Jean Dominique, Brignol Lindor, Jacques Roche et Georges Honorat et ne cédera pas aux menaces des anarchistes.

Sunday, April 17, 2011

Haiti: Mise en garde solennelle contre des amendements constitutionnels frauduleux, par le Dr. Georges Michel (Ancien Constituant)


Nous avons été récemment tous choqués des déclarations fracassantes et totalement inacceptables de l'ambassadeur Edmond Mulet des Nations Unies qui prône une révision constitutionnelle à la hâte et sans discussions AVANT l'installation du président à élire le 20 mars 2011. Nous disons d'entrée de jeu que M. Edmond Mulet n'a rien à voir dans la Constitution des Haïtiens, malgré les multiples talents qu'on lui connaît, talents auxquels il semble vouloir ajouter celui de constitutionnaliste ou de constituant.

Nous profitons de cette occasion pour dire aux futurs députés et sénateurs que toute révision constitutionnelle votée par eux durant la 49ème Législature déboucherait sur des amendements frauduleux qui ne seraient pas reconnus par une large majorité de la communauté nationale, qui s'en tiendra au texte original de la Constitution de 1987, parce que de tels amendements auraient été obtenus à partir d'une déclaration de révision nulle votée le 14 septembre 2009 et qui de plus a un caractère frauduleux. Cette déclaration a des problèmes juridiques et des problèmes politiques. Nous en avons développé les causes de nullité dans un ouvrage intitulé : « La Constitution de 1987: La déclaration de révision est nulle », dont une seconde édition est en préparation et qui nous espérons, sera prête pour la prochaine rentrée parlementaire. Les causes de nullité, au nombre de six, que nous avons relevées et discutées dans notre livre disponible en librairie sont les suivantes :

1-Absence de motifs- Les amendements proposés ne sont pas motivés, comme le veut la Constitution. La déclaration de révision est simplement précédée de motifs vagues et généraux qui n'expliquent nullement le pourquoi des amendements proposés.

2- La déclaration de révision prend la forme d'une simple Résolution, document à caractère non obligatoire. Les deux dernières déclarations de révision, régulièrement votées, c'est-à-dire celles de 1949 et 1913, ont pris la forme d'une loi, publiée au Moniteur. Nous avons reproduit ces deux lois de révision dans notre livre pour l'édification du public.

3- Les parlementaires dans leur déclaration ont visé la proposition du Pouvoir Exécutif qui leur a été transmise le 4 septembre, laquelle n'a jamais été discutée en assemblée, pour travailler sur un autre document préparé au Palais National avec l'Exécutif lors d'une session de travail marathon le jour même du 14 septembre 2009. Les parlementaires ont donc visé un document sur lequel ils n'ont pas travaillé et travaillé sur un document qu'ils n'ont pas visé.

4- Le texte publié dans le Moniteur le 6 octobre 2009 ne correspond ni à ce que le Sénat à voté, ni à ce que la Chambre a voté le 14 septembre 2009. La discordance entre ce que chacune des chambres a voté ce jour-là devrait suffire pour invalider cette déclaration. Voilà qu'un texte corrigé par la main de on ne sait trop qui, paraît dans le Moniteur du 6 octobre 2009. Cela s'apparente à un faux en écriture publique. C'est une cause de nullité absolue.

5- La Constitution de 1987 parle de proposition de révision émanant du pouvoir exécutif, non de proposition de révision émanant du président de la République ou du premier ministre. Cette proposition de révision aurait dû faire l'objet d'une délibération préalable en Conseil des ministres avant sa transmission au parlement et aurait dû être signée de tous les ministres en poste à ce moment-là. Or cela n'a pas été le cas et le contseing ministériel manque.

6- Enfin, la Constitution de 1987 existe en deux versions authentiques, l'une en français, l'autre en créole, qui toutes deux ont été votées par l'Assemblée constituante de 1987 lors du vote de l'ensemble et qui sont égales. Dans leur précipitation, leur hâte et leur volonté de mal faire, le pouvoir de M. René Préval et ses alliés parlementaires ne se sont pas préoccupés de travailler sur les amendements de la version créole, et produire une version créole de la déclaration de révision en conformité avec la version française, ce qui implique que même si les causes de nullité précédemment énumérées qui affectent la déclaration en français n'existaient pas, on n'aurait pas le droit de toucher au texte créole. Si on le faisait, on se trouverait aussi dans la situation impossible où la version en français amendée de la Constitution dirait une chose, et où la version créole intacte parce que non-amendable, dirait autre chose. M. René Préval et ses parlementaires se sont complètement plantés ici. Nous ne pouvons rien pour eux.

Problèmes politiques
La révision constitutionnelle prônée par M. Edmond Mulet est également affectée de problèmes politiques. C'est un processus qui a été effectivement lancé par le président Préval en février 2009 avec la mise sur pied de la commission présidée par M. Claude Moïse qui a travaillé 6 mois. Il n'est un secret pour personne que M. Moïse travaillait pour le pouvoir en place et que le Président Préval tenait souvent la plume. Ce processus dans son ensemble a été placé sous le signe de la rapidité et de la semi-clandestinité. Peu de gens ont vu l'ensemble du rapport de la Commission Moïse. Peu de gens ont vu la proposition de révision effectivement transmise au parlement le vendredi 4 septembre 2009. Le grand public n'a pas été informé. Il semble que l'Exécutif ait voulu avoir une révision constitutionnelle en circuit fermé, alors que normalement d'éventuels amendements à la Constitution doivent bénéficier d'une publicité large et susciter un large débat national, car une révision constitutionnelle est toujours une affaire de la plus haute importance pour une nation. Au contraire, les amendements proposés ont été présentés au peuple haïtien un peu comme un lapin qu'un prestidigitateur tire d'un chapeau pour présenter l'animal à ses spectateurs. Ces amendements auraient dû avant d'être votés, être discutés en séance publique au parlement et non en séance privée au Palais National avec le pouvoir exécutif.

C'est une chose qui n'est pas conforme aux normes du droit parlementaire. De plus, on donne l'impression de traiter les citoyens haïtiens comme des mineurs, comme des quantités négligeables.

La déclaration de révision n'a pas été votée article par article comme le veut la Constitution pour l'adoption des actes parlementaires. Même si elle ne compte que deux articles par surcroît, elle a été votée sans disussions, ce qui est une autre irrégularité. La déclaration de révision a donc été votée en bloc au cours d'une séance nocturne expéditive, ce qui diminue la solennité qui doit entourer un acte d'une si grande portée politique en principe.

Nous avons dénoncé et combattu les amendements Moïse-Préval dans un petit fascicule paru en 2009 et intitulé « Des Amendements inacceptables », et nous avons dénoncé aussi dans le même ouvrage leur caractère anti-démocratique, sournois et subreptice. Dans toute cette affaire de révision constitutionnelle déjà tentée en 2007 par le chef de l'Etat et mise en oeuvre en 2009 par lui, il apparaissait à tous que ses intensions étaient impures à la base. La clameur publique lui prêtait, entre autres choses, le projet de se faire octroyer un 3ème mandat.
De plus, politiquement, les amendements qui sont publiés dans le Moniteur du 6 octobre 2009, reflètent la volonté politique du régime politique de M. René Préval qui est un régime en fin de vie, discrédité et désavoué par le peuple comme en ont témoigné les manifestations de protestations populaires des 8 et 9 décembre 2010. Ce serait immoral de faire passer des amendements constitutionnels patronnés par un pouvoir qui vient de subir un pareil désaveu de la part des citoyens et dont tout le monde y compris l'Ambassadeur Edmond Mulet, devrait tirer les conséquences. On ne peut d'une telle manière lier les mains d'un nouveau pouvoir politique à quelques jours de son installation en fonction. C'est l'empêcher de faire une révision constitutionnelle par les procédés corrects, qui servirait les intérêts de la Nation et qui répondait au désidérata des citoyens en la matière. En attendant, il faut absolument envoyer à la poubelle l'ensemble des amendements Préval-Moïse.

Le Président René Préval n'est en poste que parce qu'une majorité de secteurs nationaux se sont entendus pour lui accorder une rallonge de 96 jours à partir de 7 février 2011 à midi pour lui permettre de boucler en plein son mandat de 5 ans, afin d'éviter au pays une présidence provisoire du Juge Georges Moïse qui pourrait allonger inutilement la période de transition, ce qui serait nuisible au bon déroulement du processus démocratique qui n'a déjà que trop souffert.

Nous souhaitions que l'Ambassadeur Edmond Mulet lise attentivement notre article pour qu'il ne tombe pas dans une compréhension superficielle de la situation constitutionnelle haïtienne et qu'il ne plonge pas, par son zèle mal placé, le pays dans une crise constitutionnelle inextricable. Nous rappelons à M. Mulet, qu'il n'a aucune attache avec Haïti, que ce pays n'est pas le sien. Haïti n'a pas besoin de lui et de ses conseils pour régler ses affaires constitutionnelles qui sont de la compétence exclusive des Haïtiens. Les Haïtiens n'ont pas besoin de la «stabilité Préval» que l'Ambassadeur Edmond Mulet veut leur offrir.
Nous écrivons à la page 14 de notre ouvrage la Déclaration de révision est nulle : «La déclaration publiée dans le Moniteur n'engage ni la 49ème législature, ni les citoyens haïtiens. Sous peine de commettre une forfaiture et d'inclure à la Constitution de 1987 des amendements frauduleux, la 49ème législature n'à qu'une chose à faire, refuser de travailler sur cette déclaration nulle et irrecevable, la rejeter en bloc et passer ensuite à ses travaux législatifs ordinaires.

Le texte de la Constitution de 1987 n'a jamais été déverrouillé de manière correcte et ne peut être donc modifié, car la Déclaration en question est inopérante pour enclencher valablement la procédure de révision tracée par la Constitution.
Les citoyens ont pour devoir de rejeter d'avance des amendements constitutionnels frauduleux qui pourraient découler de cette déclaration de révision nulle et de refuser de les reconnaître. Accepter le contraire serait créer un très mauvais précédent dont ne manqueront pas de profiter tous les gouvernements à venir. Si on laisse passer le coup, ces gouvernements du futur feront voter «n'importe quoi n'importe comment», pour amender la Constitution au mépris de la procédure très stricte qui y est consignée pour sa révision.»
Nous écrivons encore plus loin à la page 53 du même livre : «on ne voit pas où les amendements proposés présentent un caractère impératif ou urgent », et aux pages 54 et 55 : « Nous pensons que les amendements proposés par la déclaration nulle du 14 septembre, 6 octobre 2009 peuvent représenter une base de départ sérieuse pour une réfléxion constitutionnelle non passionnelle, menée par des gens de l'art et à laquelle tous les citoyens pourront participer, et qui devrait conduire à un processus d'amendement effectué selon les normes constitutionnelles et selon les principes du droit, à initier par la 49è législature et à réaliser par la 50è Législature.
En aucun cas, la 49è législature n'a le droit de travailler sur une déclaration de révision nulle. Des amendements constitutionnels intempestifs, bâclés et mal fagotés ne feront aucun bien au pays. Personne n'y gagnera, nous sommes absolument clair sur ce point.
Nous tenons à lancer aux parlementaires de la 49è législature à venir un avertissement solennel qu'ils n'ont aucun intérêt à travailler sur une déclaration de révision nulle. Une déclaration nulle, on ne peut rien en faire, on doit tout simplement la mettre de côté. Il est trop tard pour la sauver. Tous les réformateurs sont actuellement forclos [...]

De plus ils doivent bien comprendre que les amendements frauduleux obtenus frauduleusement à partir d'une déclaration frauduleuse ne seront reconnus par personne et seront un jour balayés. La Constitution peut avoir quelques problèmes certes, mais il faut les régler à tête reposée, dans la concertation et le dialogue, non dans la politique du fait accompli. Il ne faut pas lancer le pays dans une aventure politique, pour vouloir essayer de les régler unilatéralement à sa manière. On ne comprend pas vraiment quel est l'enjeu des amendements proposés.

Ces amendements connaîtront le sort de la Constitution de 1918 qui nous fut imposée manu militari. Dès que les troupes d'occupation auront le dos tourné, le pays sera plongé dans une crise institutionnelle et politique majeure, probablement plus terrible que toutes celles que nous avons connues depuis 1986.
On pourra dire adieu pour longtemps à la stabilité politique qui est si chère au Président René Préval (et aussi à M. Edmond Mulet). Tout le monde perdra mais les problèmes resteront (et les Haïtiens en premier, M. Mulet quittera un jour nos rives, mais les problèmes resteront). Ce ne sera pas profitable au pays et ce n'est pas dans cette direction qu'il faut aller.
En cette matière de révision de la Constitution de 1987, le pouvoir en place n'a pas su convaincre les citoyens de la pureté de ses intentions ni de la justesse des amendements constitutionnels qu'il proposait. Nous sommes le premier à le regretter.»

Notre article s'adresse autant à M. Edmond Mulet, qu'aux candidats à la présidence M. Michel Joseph Martelly et la consoeur constitutionnaliste Mirlande Manigat et qu'aux députés et sénateurs.

Donc, défense de toucher à la Constitution de 1987, en dehors d'un processus de révision absolument régulier !

Dr. Georges Michel
Ancien Constituant de 1987
Pour un autre article du Dr. Georges Michel sur la question, voir: http://solutionshaiti.blogspot.com/2011/04/analyse-de-la-declaration-de-revision.html

Friday, February 18, 2011

Haiti Runoff Electoral Update # 1 by Stanley Lucas


Background
On November 28, Haiti organized an election for President, a third of the senate and 99 seats in the lower Chamber. The pre-electoral period was characterized by political manipulation of the electoral process by the ruling party INITE, a partisan Provisional Electoral Council (CEP), corruption, questionable technical assistance that led to organizational failures, and weak international electoral observation missions, for more see pre and post electoral updates: http://solutionshaiti.blogspot.com/2011/01/haiti-pre-and-post-electoral-updates-by.html



Election day was characterized by blatant and universal efforts to rig the vote and various technical breakdowns at the local and national levels. As a result, 13 of the Presidential candidates called for the annulment of the elections. Despite calls for the annulment, the CEP went ahead with the ballot counting and in the process presided over the rigging and manipulation of tally sheets.  The following is a chronology of events immediately following the elections:

  • On December 6, the CEP completed the “counting” process. That day observers present at the tabulation center of the CEP took notes of the final results for President; it was understood that Mirlande Manigat and Michel Martelly qualified for the runoff.  Based on that information international news outlets broadcast those results.
  •   On December 7, the CEP – under the influence and direction of President Preval -- changed the results and put the ruling INITE party candidate, Jude Celestin, in the run off omitting Martelly. 
  •  At the same time, the Legislatives elections were subject to deeper manipulation. A revolt erupted around the country in the following days.  
  • On December 9 the OAS Electoral Mission outraged Haitians when they stated in a press conference that: “there were some problem on election day but the process was acceptable and sound”. The Secretary General of the United Nations had to subsequently issue a statement to calm the outraged Haitian voters saying that there were in fact serious problems with the process and they were bigger than previously evaluated.  
  •  Preval called on the OAS to recount the tally sheets for the president only (see:  ).  At the end of the process the OAS recommended that the results be corrected and that the ruling party candidate withdraw from the elections leaving Manigat and Martelly to participate in the run off.
  • Secretary of State Hillary Clinton went to Haiti to address the situation. No one knows the details of the conversation between her and Preval and Haiti’s political network -- even the US ambassador did not take part in those private discussions according to Haitian government sources.
  • Preval’s CEP then published the presidential “results” according to the OAS recommendations. The rigged legislative elections have not been addressed so essentially the ruling INITE party has been allowed to steal a number of seats. Emboldened by the inattention to the initial round of legislative elections, they are currently preparing to steal the remaining seats up for election in the runoff.
  •  Two of the losing Presidential candidates have contested the legality of the election results with the Haitian Attorney General’s Office.


Meanwhile former President-a-Vie Jean-Claude “Baby Doc” Duvalier has been charged with economic and political crimes.  Ousted former President Jean Bertrand Aristide is trying to get back in country and will likely face charges for his political and economic crimes.

This is the context in which the OAS is calling on the CEP to move forward with the runoff.

The Provisional Electoral Council
Several members of the CEP have been found responsible for the manipulation of the results -- in favor of the ruling party -- at the Tabulation Center. Vice President Toussaint, Ginette Cherubin, Ribel Pierre, Gaillot Dorsinvil, and Director General Robert Opont appear to be the source of the manipulations. Michel Martelly called for their replacement and Mirlande Manigat requested change within the electoral machinery. The Haitian people have completely lost confidence in the CEP.


The CEP Director General Robert Opont, the CEP technical personnel working at the Tabulation Center and the leadership of the BED and BECs (the local election officials) have played a direct role in the manipulation of the tally sheets and elections results are still in place. None of them have been removed despite calls by the presidential candidates, Haitian civil society and the Diaspora. Every Haitian knows that the partisan CEP’s focus is to give Preval two-thirds of both chambers.

Haitians have become skeptical of the international community’s reaction to and leadership of the electoral process. To date, the OAS Electoral Observation Mission has refused to address the irregularities of the legislative elections despite numerous reports by domestic electoral observation groups documenting the fraud and violence.  Haitians believe that the international community struck a deal with Preval allowing him to steal the legislative elections in order to save face. The belief is that if this process moves forward without addressing legislative election results, there will likely be a huge political crisis in the months ahead. How do you explain to the people that voted for change that the ruling party stole (unchallenged) two-thirds of both legislative chambers?

Election Results
This is the first time in Haiti’s history that the CEP published results without listing the number of vote that each of the legislative candidates received. Even Haiti’s dictators used to take the time to publish fake results. The CEP published a list of 20 names of candidates that were “elected” in the first round for the House of Deputies (most from INITE) and four winning senate candidates (all INITE).

Only four of the eight CEP members signed the elections results; five signatures are required.  The CEP spokesperson was called to the Attorney General’s Office to answer questions about why results were published in the manner that violates the Electoral Law and voter and candidates’ constitutional rights. The next step is for the Attorney General to question members of the CEP. CEP President Gaillot Dorsinvil has expressed concern that he could be arrested at any moment.

Voter Lists
Most observers will agree that after the first round, the CEP manipulated the voter lists in order to prevent high voter turnout, which would be a negative for the ruling party candidate. On election day, voters stood in front of polling stations from 4:00 a.m. until noon and could not vote because their names were not on the voter registration list. An estimated 45-50% of the voters went back home after waiting six to seven hours. Many of those that finally found their names on the list learned that somebody from the ruling party had already voted for them. To date, the corrupt CEP has not taken any steps to correct the voter registration list. In fact, on February 15, the CEP has issued a communiqué (#70) that seems to suppress voter participation by stating that Article 32 of the Electoral Law says that registration of citizens should take place 60 days prior to elections. According to this timetable, no one will be able to register. In other words, the lists will not be corrected to allow disenfranchised voters to participate.

Tally Sheets
Domestic observers and International Observation Mission had shown exactly how the CEP manipulated the tally sheets at the Tabulation Center by comparing the duplicate (copy) of the tally sheet at the polling station with the original used at the Tabulation Center. For example, 18 votes noted at the polling stations were changed to 118 votes at the Tabulation Center. No steps have been taken to address this unsophisticated and blatant manipulation of the resuts.

Security
The security situation has worsened. More than seven police officers have been murdered since the elections. According to witnesses who called into Haiti’s Radio Signal, it seems that in each case the police officers were specifically targeted.


Many are afraid that part of the Aristide network that used to target police and kidnap innocent Haitian citizens are reconstituting. From 2004 to 2006 Aristide ordered his gangs to kidnap and spread violence as part of a strategy to force his return. These groups killed 1,941 Haitian citizens, kidnapped 800, and raped 400 under a violent campaign known as “Operation Bagdad I” -- a similar number of people were brutalized under “Operation Bagdad II”. At that time with the same goal another Operation Pakatan’n (or Operation Can’t Wait) was launched by Amaral Duclona one of Aristide’s right hand men and resulted in the killing of dozens of citizens. (see:  1. http://www.rnddh.org/article.php3?id_article=314  2. http://www.rnddh.org/article.php3?id_article=300 ).  It took three years for the police to disband and get rid of these gangs. Many citizens believe that the recent targeting of the police is linked to Aristide and this marks the beginning of Operation Bagdad III for the return of Aristide.

Political Parties, Haitian Senators and former Presidential Candidates
A coalition of political parties – some boycotted and others participated in the process – have called for the annulment of the elections and the application of Article 149 of the constitution, which would replace President Preval with a Supreme Court Justice.  They assert that Preval’s term legally ended on February 7.  This coalition is comprised of Altenativ, Rasanble, Liberasyon , UCADDE, Lavalas and several Haitian senators.  The 12 presidential candidates who each won 1% of the vote are also calling for the annulment of the elections. This coalition is organizing protests around the country that so far are not having any traction.

Civil Society
Civil society organizations have accepted the run-off solution to the rigged presidential elections. Haitian civil society continues express outrage for the manipulation of the legislative results though. They are calling for the verification and comparison of the polling station tally sheets with the ones used at the Tabulation Center for both the Deputy and Senate candidates.

Preval Term Illegally Extended
Preval’s Constitutional Term ended on February 7, 2011.  Rene Preval has stated that he will remain in office until a newly elected president is sworn in. He has passed a law to extend his term in office until May 14.  For Haitians this law is unconstitutional, but because of the division of the opposition -- and in the interest of stability -- Rene Preval has been given a pass. We have witnessed over the past few weeks the disastrous consequences of prioritizing stability over democracy, however.

OAS Electoral Observation Mission
The OAS observation Mission (EO) needs new leadership. In the eyes of the Haitian people, this mission has not contributed to a free and fair electoral process.  On the contrary, they have made things worse. The Mission demonstrated that it was incompetent and inefficient time and time again.  After the fiasco of November 28, the OAS EO stated that the elections were acceptable to them and needed to retract those statements later. While observations have a key role to play in ensuring free and fair elections, the OAS needs to regain credibility by, at a minimum, replacing the leadership of that mission.

MINUSTAH, Elections, Cholera
As a Mission, MINUSTAH has failed the Haitian people. From the mismanagement of the earthquake, to the strengthening of democratic institutions, through the assistance provided for the elections and the spreading of the cholera, the leadership of the Mission has shown incompetency. While there has been modest progress with their efforts to strengthen the Haitian National Police, MINUSTAH has little else to show for the US$4 billion spent from 2004 to 2010, and does not merit the $864 million requested for 2010-11.

The countries contributing to this Mission, including the U.S. taxpayers, deserve a more productive use of their money. Cholera continues to kill Haitian citizens. There are approximately 7,500 dead and 130.000 contaminated. There seems to be no clear strategy on how to address the epidemic that is killing Haitians at an alarming rate. The evidence presented by the US CDC pinpointing the cholera bacteria to a strain from South Asia combined with the French report concluding the Nepalese soldiers as the source of the outbreak, should be enough to establish MINUSTAH as the source of the epidemic. The UN has denied these claims and has appointed UN personnel to investigate the source of the epidemic (judge and jury). This failure to address the situation will continue to undermine the credibility of MINUSTAH in the eyes of the Haitian people and the Diaspora. Many Haitians expected help from the Obama Administration in order to establish the United Nations responsibility in the cholera epidemic and have them support the cholera recovery in the same way he held BP responsible for the oil clean up. Cholera is not only killing people, it is having a negative impact on the consumption of local rice and vegetables because they are grown on the river that was the source of the cholera epidemic.  People are afraid to buy those products.

Reconstruction
Reconstruction is stalled. Haitians are upset at the Haiti Interim Reconstruction Commission (HIRC) led by former President Clinton and Prime Minister Bellerive. The 12 Haitian members of that commission have public decried the fact that all the contracts are allocated to foreign friends and companies, and they are used merely as rubber stamps for decisions (see: http://solutionshaiti.blogspot.com/2011/01/haiti-interim-reconstruction-commission.html ). Many Haitians hope that structure will be addressed for a lack of results and will in the future include greater Haitian input (from Ministers and the Haitian business sectors) and will be more inclusive.

Haiti’s Strongmen
The return of former dictator Jean Claude Duvalier and the potential return of former dictator Jean Bertrand Aristide is a threat to Haiti’s political stability and the rule of law.  Both strongmen have records of political and economic crimes in Haiti. Aristide and Duvalier both have a myriad of U.S. lawyers and lobbyists advocating for them in the United States and the international media in order to silence Haitian voices calling for justice.


Duvalier has hired former US Congressman Bob Barr and others to defend him and promote his reconciliation propaganda on the international scene, see: http://www.mediaite.com/tv/former-rep-bob-barr-haiti-is-worse-now-than-under-his-client-baby-doc-duvalier/ . While Aristide continues to leverage ideology (casting himself as a victim of US imperialism) to hide his political and economic crimes by using lobbyists, lawyers, see: http://www.haitipolicy.org/Lobbying7.htm , ideological actors, and former US government officials to call for his immediate return, see: http://haitisolidarity.net/downloads/Miami%20Herald%20Ad%20Jan%202011.pdf . He made most of these people millionaires by granting them access to sweetheart deals and lucrative retainers.  Members of this network include: Ira Kurzban, Brian Concannon, Randall Robinson, and others. He has also brought to the table some new American political figures like Reverend Jeremiah Wright to advance his case as a victim of US imperialism. For Haitians it’s about political assassination, kidnappings, corruption, drug trafficking, and embezzlement. Haitians want justice brought to Duvalier, Aristide and Preval for their crimes, for more see: http://solutionshaiti.blogspot.com/2011/02/united-nations-partisanship-in-haiti-by.html


Launching Runoff Campaigns
On February 17, Manigat and Martelly launched their campaign for the runoff. Manigat chose to hold a press conference focusing on issues and responding to questions about education and the fate of Haiti’s strongmen. Martelly took the road and opened his campaign in Cap Haitien, the second largest city of the country where thousands of youth attended in an environment of victory. During the week Wyclef Jean, a singer that failed to meet the requirements to run for president, endorsed Martelly. Polling showed that if elections were held today, Martelly would get 66% of the vote and Manigat 33%. The runoff campaign was launched without any efforts to address the manipulations of the legislative elections and without any effort to address the technical and political issues that were at the source of political instability after the first round.


Recommendations
There are a number of technical issues that should be addressed in order to avoid further political unrest and ensure a more democratic process in the run offs:

  • Partisan members of the CEP under investigation should be replaced immediately
  •  The Catholic Church should name its member to the CEP
  • The Director General and technical employees of the Tabulation Center should be replaced
  • Members of the BED and BECs should be replaced with nonpartisan actors
  • Voter registration list should be fixed
  • The tally sheets and results for the senate and deputy candidates should be reviewed for manipulation 
Additionally, there are number of critical political environment issues that should be addressed:

  • Security strategies should be reviewed and strengthened
  • Haiti Judicial System should indict the country’s strongmen
  • OAS Electoral Observation Mission should be revamped – replacing the leadership as a first step
  •  MINUSTAH’s leadership should be replaced
  •  An international independent panel to investigate and establish the source of the cholera epidemic should be appointed. This should include Haitian experts from abroad.


Thursday, January 20, 2011

HAITI ELECTIONS, RETOUR DUVALIER ET LE CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS UNIES: VIDEO DECLARATIONS DE L'AMBASSADEUR SUSAN RICE






DUVALIER, PREVAL ET ARISTIDE: POUR SORTIR DE LA DICTATURE ET ETABLIR UN ETAT DE DROIT EN HAITI ? PAR STANLEY LUCAS


Avec le retour de Jean Claude Duvalier et les excitations d'Aristide pour imiter Duvalier, Haiti doit commencer par reflechir sur les moyens de trouver des solutions institutionnelles a ses problemes. Nous ne pouvons pas continuer dans cette spirale de defense des interets indefendables de moun panou. On ne va pas recommencer avec des slogans desuets "Mache pran yo Duvalier mache pran yo" ou bien "Pa merite bayo say o merite!" ou du "Naje pou'n soti". Il faudra finalement etablir des regles que tout le monde devra respecter, duvalieristes ou non, lavalassiens ou pas, Lespwa ou INITE, riches ou pauvres, chefs ou gouvernes. Cela passe par l'etablissement du regime de la loi. Ce sera penible mais il faudra le faire pour donner une chance a Haiti et a ses enfants. 

 

Apres le debarquement a l'aeoport le dimanche 16 Janvier 2011 le debat national se tourne autour de l'ancien president a vie Jean Claude Duvalier, des successeurs a la presidence et leurs modes de gouvernance , tous faconnes dans le papadocquisme, sans oublier le dossier du coup d'etat electoral du 28 Novembre.

Selon les victimes et les rapports disponibles les anciens presidents Duvalier et Aristide ont cause de grands torts au pays. Le Rapport de Leslie Delatour sur les detournements de 600 millions des Duvalier (30 ans de regne) est un classique autant que le rapport de Paul Denis sur le detournement de 350 millions d'Aristide en 9 ans et le Rapport sur le detournement de 400 millions par Rene Preval dans le dossier Petro Caribe. Pou lideu say o leta se chwal papa ...


Je n'ai ni fabrique les victimes, ni les rapports administratifs du gouvernement Haitien. Cette conversation doit etre franche. En tant que peuple nous devons garder notre calme, sans passion, avec sang froid determiner comment allons nous aborder les accusations sur les violations de droits humains et les de detournements de trois presidents de la republique: Jean Claude Duvalier (1971-86). Jean Bertrand Aristide (1991-95 - 2001-04), Rene Preval (1996-2000 - 2006-11). Comment allons-nous garantir que chacun d'eux recoit un traitement equitable devant la justice tout en envoyant un message clair aux futurs presidents? Quel modele suivre? Celui du Perou avec la mise en accusation et l'emprisonnement de l'ancien President Alberto Fujimori? Celui des Phillippines avec la mise en accusation et le renvoi du president Joseph Estrada par le parlement Phillippin? De la France ou le juge d'instruction a entame une procedure contre l'ancien President Jacques Chirac? Ou celui de la republique Dominicaine avec Joaquim Balaguer?

Pour le president Duvalier il y a le rapport de l'ancien ministre Leslie Delatour l'accusant de corruption notamment le detournement de US$600 millions  et une liste des victimes de cette ere 1957-86 a ete publiee sur l'internet, cliquez ici: http://www.fordi9.com/Pages/Victlist/ListA.htm   

Pour le president Aristide le rapport de l'etat Haitien sur sa corruption a montre qu'il a vole US$350 millions en neuf ans, cliquez ici: http://www.haitipolicy.org/content/3284.htm et il y a deux listes de victimes d'Aristide et de Lavalas sur l'internet (1995-2000) en plus d'une troisieme en preparation (2000-2010). La premiere liste des victimes d'Aristide a ete rendu publique par une lettre du senateur de la republique Irvelt Chery, cliquez ici: http://www.forumhaiti.com/t678-liste-partielle-des-victimes-et-magouilles-du-lavalas  et la seconde: http://www.prevalhaiti.com/messages.php/24180  

Le president sortant le 7 Fevrier 2011, Rene Preval peut aussi faire face a des poursuites judicaires, pour la corruption des fonds du petrocaribe, voir: http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=&ArticleID=83102 et l'assassinat de Robert Marcelo, le President de la Commission des Marches, cliquez ici: http://www.lenouvelliste.com/articleforprint.php?PubID=1&ArticleID=82527   

En abordant le dossier de ces anciens president nous ne devons pas oublier la partie invisible de l'iceberg dont la presence aux abords du pouvoir a ete permanente autour de ces trois presidences. Dans l'ombre le cartel economique des hommes du groupe de bourdon ont tire les avantages et "assister" les trois presidents. Ils sont les gagnants permanents du systeme et la partie de l'iceberg que nous n'arrivons jamais a mettre la main dessus. Le groupe de bourdon est le gardien de ce systeme, courir apres Duvalier, Aristide, Preval, Lavalas, Lespwa, INITE sans poser la problematique et le role du groupe de bourdon dans le soutien de ces politiques se lave main siye ate. Ces seigneurs feodaux du groupe de bourdon ne peuvent pas etre au dessus de la loi.

Tout accuse est innocent jusqu'a ce qu'il soit reconnu coupable. La justice Haitienne doit faire son travail et c'est la seule facon que notre pays peut commencer a construire un etat democratique.

Je suis sur que chacun de ces presidents maintient une base prete a crier Duvalier ou la mort, Preval ou la mort, Aristide ou la mort. Mais cela ne doit pas nous faire peur. Cela fait  partie du combat pour l'etablissement du regime de la loi, du combat contre les corrompus et les jusqu'auxboutistes qui empechent la democratie haitienne de fleurir et nos institutions de repondre aux besoins de notre peuple en lieu et place d'un petit groupe. Pour le groupe de bourdon la philosophie est differente: le roi est mort vive le roi! Comme les musiciens de palais une fois le chef dechouke, ils s'empressent toujours de faciliter l'entree d'un nouveau chef, un de leurs consultants, qui defendra leurs interets. Et ce jeu macabre qui fait des victimes et detruit Haiti est un eternel recommencement. La question centrale pouvons-nous detruire ce systeme feodal qui ensevelit notre pays au niveau economique et politique? Pouvons-nous trouver le leadership capable d'affronter ce systeme?

Ce debat a aussi un aspect politique et ideologique qu'il faudra debattre: le populisme, moun anwo, moun amba, neg nwa, milat, la classe, elatrye... Je cede la place aux membres du secteur academique. Cette conversation honnete a la fois legale et politique si elle se tient permettra a Haiti de sortir du petrin. En attendant il nous faut sortir de ce feodalisme, de ce systeme qui produit des leaders qui ont les memes reflexes et les memes attitudes, incapables d’apporter des solutions aix problemes de notre societe. Il faut donc une nouvelle alternative politique et une nouvelle generation, question de sortir de la dictature pour entrer en democratie...