It is during our darkest moments that we must focus to see the light

Mwen se echantiyon yon ras kap boujonnen men ki poko donnen

Si vous voulez vous faire des ennemis essayer de changer les choses

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Tuesday, July 5, 2011

Daniel Gérard Rouzier: Lettre ouverte à mes compatriotes


Chers concitoyens,

Pour qu’un système démocratique fonctionne correctement, il est essentiel que tous les citoyens se soumettent à la volonté des institutions qui les dirigent ; mieux qu’ils les consolident et acceptent sans ciller le verdict qui en émane toutes les fois que celui-ci est transparent et conforme à la Loi. Pour qu’un système démocratique fonctionne correctement, il est tout aussi essentiel que les élus chargés de faire les lois s’engagent à les respecter sans exclusion.

Nos députés ont été légitimement élus par le peuple et, en votant contre ma ratification comme Premier Ministre, ils ont rempli le rôle que leur conscience leur a dicté. Rien ne les autorisait cependant à violer mes droits ou, tout au moins, à laisser que certains des leurs les violent en toute impunité.

Me retrouvant face à un pouvoir d’Etat complaisant dans l’arbitraire et le mensonge, je prends la responsabilité de corriger les calomnies et les contrevérités qui en sont malheureusement sorties, alors que la Commission Parlementaire chargée d’analyser mon dossier avait tout en main pour contredire les diffamateurs et rétablir la vérité et alors que j’avais pris le soin de tenir, en compagnie du Président de la République, une conférence de presse le 21 juin écoulé pour présenter les faits. Je soulignerai au passage que ni le Député de la circonscription où je suis né et où je réside, ni les Députés des deux circonscriptions où je fais partie des plus importants créateurs d’emplois et des plus grands contribuables, encore moins les chambres de commerce dont mes entreprises sont membres n’ont pris ma défense.

Seul dans la proverbiale fosse aux lions, je tiens à rétablir la vérité :

Premièrement, je suis Haïtien et je n’ai jamais renoncé à ma nationalité. Toute ma vie, je n’ai utilisé le passeport que d’un seul pays, mon pays, Haïti. Mon passeport valide de même que mes deux derniers passeports expirés ont été soumis à l’analyse de la Commission Parlementaire.
Deuxièmement, pour avoir été Consul Honoraire de la Jamaïque en Haïti, je n’ai pas perdu ma nationalité haïtienne. Je n'ai de surcroît jamais pris d’engagement de nature politique envers une nation étrangère ou quelqu’autre engagement à défendre les intérêts d'une nation étrangère au détriment de ceux de mon pays. C’est au demeurant une véritable aberration que nos parlementaires prétendent ignorer la différence entre les attributions d’un consul de carrière et celles d’un consul honoraire qui n’est, en aucun cas et dans aucun pays, un poste politique.

Troisièmement, je travaille en Haïti depuis un peu plus de 30 ans et je m’enorgueillis de faire partie des citoyens haïtiens qui se sont toujours acquittés régulièrement de tous taxes et impôts dus à l’Etat haïtien. Je suis fier de dire haut et fort que je suis totalement et absolument en règle avec le fisc. La Direction Générale des Impôts (DGI) peut en témoigner et, comme de fait, n’a jamais manqué de me remettre chaque année un certificat en conséquence.

J’invite les députés qui se croient autorisés à salir, en toute impunité, l’image des honnêtes et intègres citoyens de notre pays à contacter la DGI pour s’assurer de l’authenticité de mes pièces et de la véracité de mes assertions.

Pour l’histoire et pour la vérité, j’attache, à cette lettre, une copie scannée de ma déclaration définitive d’impôts de l’année passée, le reçu de caisse de la DGI pour le montant payé en surplus des retenues à la source effectuées, chaque mois, sur mon salaire pour le compte de la DGI de même que le certificat d’accomplissement fiscal délivré par la DGI. Ces mêmes informations sont disponibles pour les cinq dernières années allant de l’année fiscale 2005-2006 à l’année fiscale 2009-2010, comme l’exige la loi.

Je profite de cette occasion pour remercier le Président Martelly de m’avoir proposé à la Nation pour occuper le rôle de Premier Ministre de mon pays. Sans que je ne le lui demande, il m’a déjà rendu une justice historique : celle d’informer la Nation en lui répétant plus d’une fois que je n’ai pas cherché ce poste, que je n’ai ni manigancé, ni n’ai fait aucun lobby auprès de lui pour obtenir cet honneur ; au contraire!

En tant que citoyen, j’avais accepté de servir mon pays en mémoire de tous nos compatriotes morts du séisme, des intempéries, du choléra, de la misère, des naufrages en haute mer, de la violence armée, des kidnappings et des assassinats, comme ce fut le cas hier encore, de Guiteau Toussaint... Tous, victimes de notre échec collectif à assumer le triptyque de notre République : Liberté, Egalité et, surtout et avant tout, Fraternité.

C’est en pensant spécialement à eux que j’avais accepté de me présenter devant le Parlement et devant la Nation à un moment où le peuple haïtien, confronté à une interminable série de catastrophes politiques, sociales, économiques, institutionnelles, météorologiques et sismiques, les unes plus meurtrières que les autres, avait poussé un cri clair et fort de rupture avec le passé et de progrès pour le futur en portant Michel Joseph Martelly à la présidence de la République.

Une Population bafouée, trahie, méprisée par ceux et celles qui lui avaient promis l’espoir, la démocratie et le développement, pour ne leur délivrer que, le chômage, la misère, la mendicité et l’insécurité ;

Une Population confrontée pendant plus de 50 ans à l’effondrement progressif de l’Etat, à la déliquescence de ses institutions et au règne de la médiocrité, de la corruption, de la violence, et de l’anarchie ;

Une Population finalement décimée par des désastres cataclysmiques comme si la nature voulait, elle aussi, se joindre à la curée entamée par les Gardiens du Troupeau ;

Une Population angoissée, affaiblie, désabusée, traumatisée, à genoux mais jamais vaincue, relevait la tête et assenait un Non sonore et péremptoire au statu quo et à ses partisans.

J’acceptais de servir aux côtés du Président Martelly parce qu’en le portant au pouvoir, Haïti, Première Nation Libre d’Amérique après avoir aboli l’esclavage et Première République Noire du Monde, proclamait aussi par son vote, son droit à un nouveau rêve haïtien dans un Pays redevenu Souverain.

Un nouveau rêve haïtien qui veut que toutes les familles puissent, de par le fruit de leur travail, élever dignement leurs enfants dans une société normalisée et où les notions d’inclusion, de création d’emplois, de distribution de richesses, de solidarité, de justice, de reddition de compte, de transparence, d’ordre et de discipline ne soient plus de simples vues de l’esprit mais une pratique quotidienne commençant à la tête de l’Etat, se propageant à travers l’Exécutif vers la fonction publique et atteignant la société civile par une forme de percolation contagieuse.

C’est parce que je crois fermement à la réalisation de ce rêve que j’avais mis en veilleuse mon implication caritative, démissionné des fonctions de Président de mes compagnies et accepté de sacrifier d’inestimables moments de vie familiale pour assumer la responsabilité de former le nouveau gouvernement qui aurait eu le mandat de construire notre pays.

De nombreux signaux, émanant des rangs du Parlement et insistant sur la nécessité d’une autre politique, résolument et uniquement engagée vers l’amélioration de la qualité de vie de nos compatriotes, m’avaient aussi convaincu qu’ensemble nous aurions pu réussir ce pari et travailler à résoudre les problèmes que nous avons collectivement créés.

Quand les générations futures tourneront leurs regards vers le passé, elles retiendront que l’année 2010 aura été celle de toutes les catastrophes. Cependant si, ensemble, nous nous mettons honnêtement au travail, je suis convaincu que nos descendants seront stupéfaits par le contraste que pourra leur offrir l’année 2011.

Elle pourrait être en effet le point de départ d’une période aussi difficile qu’exaltante. Et me vient à l’esprit le mémorable discours de Winston Churchill quand il devint Premier Ministre d’une Angleterre sur laquelle pesait la menace allemande. Churchill s’exprimait ainsi à ses compatriotes :

« Je dirais au Parlement, comme je l’ai dit à ceux qui ont rejoint ce Gouvernement, que je n’ai rien à leur offrir que du sang, du labeur, des larmes et des sueurs... Vous demandez quelle est notre politique ? Je dirai : elle est de faire la guerre, en mer, sur terre et dans les airs, avec toute notre volonté et toute la force que Dieu pourra nous donner : de faire la guerre à une monstrueuse tyrannie, sans rivale dans le noir et lamentable catalogue du crime. C’est notre politique. Vous demandez : quel est notre but ? Je peux répondre en un mot : c’est la victoire, victoire à tout prix, victoire en dépit de toute la terreur, la victoire quelque soit la longueur du chemin qui y mène ; car sans victoire, il n’y a pas de survie. »

Si nous traitons la misère et les affres du sous-développement comme une monstrueuse tyrannie, nous devons être prêts à leur faire la guerre et cette guerre là, le Président Martelly, le prochain Premier Ministre, vous et moi n’avons simplement pas le droit de la perdre. La politique que je voulais proposer à la Nation était celle d’entrer en guerre contre les conséquences dévastatrices des catastrophes créées par la nature et par l’homme qu’a connues notre pays pendant les 50 dernières années, en embrassant sans réserve le changement promu par le Chef de l’État.

Ce changement devait s’exprimer avant tout dans la défense du bien commun ; ce patrimoine qui englobe l’existence des biens nécessaires au développement du citoyen haïtien et la possibilité réelle pour tous d’y avoir accès. Ce bien commun exige le bien-être social et le développement de tous les enfants du pays, de tous, sans exclusion et sans exclusive; et il implique la paix, la stabilité et la sécurité d’un ordre juste.

Le bien commun est, en ce sens, différent de l’intérêt général qui, dans un groupe, ne prend pas en compte chaque personne et, par conséquent, en ne considérant qu’une entité globale, pourrait accepter le sacrifice nécessaire de certains membres du groupe, d’ordinaire les plus faibles, pour la survie des autres.

Le bien commun, tel que je l’envisage, engagera tous les membres de la société ; personne ne sera exempt de participer, selon ses possibilités, afin de chercher à l’atteindre et à le développer et personne ne sera abandonné. Fok tout moun lité, fok tout moun travay e fok tout moun jwenn !

Pour assurer le bien commun, le prochain gouvernement doit s’engager à harmoniser les différents intérêts sectoriels avec les exigences de la justice et à utiliser toute la force de l’Etat à cet effet.

C’est au nom de cette quête du bien commun au profit de mes concitoyens que j’avais accepté de servir aux côtés du Président Martelly à l’aune de ma foi. Cette foi qui soulève les montagnes; cette foi qui me fait chercher le Christ dans mon prochain; cette foi qui me fait croire que le Bon Dieu a un plan d’amour et d’excellence pour Haïti, que j’ai l’obligation de m’impliquer et que je ne mourrai pas avant d’avoir vu le changement, le vrai dans notre pays.

Ces deux derniers mois, j’ai entendu toutes sortes de voix, les unes plus étonnantes que les autres, s’ériger contre le fait que j’assume publiquement et sans retenue ma foi chrétienne.

Suite au vote des parlementaires, un journaliste, pour lequel j’ai le plus grand respect, écrivait, non sans une note d’amertume : « M. Rouzier a sans doute oublié, dans sa foi et ses prières, que Dieu ne vote pas au Sénat ni à la Chambre des députés. » Je me permettrai de lui répondre que le Bon Dieu a voté et que, dans son grand amour pour moi, il m’a probablement épargné un sort autrement plus douloureux.
J’avais accepté de servir mon pays et je voyais dans cette désignation un appel, un sacerdoce, une occasion de plus de servir le Christ et de le toucher chaque jour dans :

  • les 680,000 sans-abris qui croupissent sous les tentes ;
  • les 8 millions d’Haïtiens qui ce soir dormiront sans électricité ;
  • les 5 millions d’analphabètes qui continuent d’être maintenus dans le noir ;
  • nos milliers de compatriotes qui croupissent en prison pour des peccadilles sans espoir de voir un jour leur juge naturel ;
  • les millions de jeunes qui ne savent plus à quel saint se vouer pour trouver un emploi ;
  • les millions de moins jeunes que notre société a complètement oubliés et mis à l’écart ;
  • les millions de femmes qui doivent trimer quotidiennement juste pour satisfaire les besoins de base de leurs enfants ;
  • nos compatriotes qui souffrent d’incapacités physiques ou de troubles mentaux et qui sont les laissés-pour-compte de notre société ;
  • nos paysans à qui nous avons tourné le dos depuis bien trop longtemps.


Pour toutes ces raisons, je vais continuer à garder mes yeux rivés sur le Christ et continuer à servir. Je n’ai qu’une vie à vivre et j’entends profiter de toutes les opportunités qui me sont offertes pour la faire compter pour quelque chose. Ma vie et ma foi jusqu’ici ont été faites d’efforts et de persévérance dans l’adversité, plus qu’elles n’ont été faites de dogme et de théologie. Le Bon Dieu a planté un rêve d’amour et d’excellence pour tous dans mon cœur et Il m’a permis de comprendre que faire mon possible est normal et qu’aller au-delà de mes capacités est un défi. Là où s’arrêtent mes capacités commence ma Foi. Une Foi forte voit l’invisible, croit l’incroyable et reçoit l’impossible.

Si vous et moi, ensemble, joignons nos efforts et menons la bataille pour une Haïti prospère avec tout le talent, toutes les ressources que Dieu nous a donnés, alors et alors seulement, les générations futures verront l’année 2011 comme le début de la Renaissance.

Que le Bon Dieu bénisse Haïti, qu’Il bénisse le Président de la République, qu’Il bénisse le Parlement et qu’Il nous bénisse tous avec nos familles, toujours.

Respectueusement,

Daniel Gérard ROUZIER

Thursday, June 23, 2011

Haiti: INITE’s Attempts to Corrupt Martelly’s Change Agenda? By Stanley Lucas


Six months ago a political struggle began between those who want change and modernization in Haiti and those that want to maintain the corrupt, poverty stricken status quo. The battle over the ratification of Daniel Rouzier is a key component of that battle.

The fight for modernization in order to win the future started last November.  Preval and his INITE coalition did not deliver to the Haitian people over the 10 years they were in power. Their management of the country during their term was marked by corruption, incompetence and theft at all levels of government.  Along with their corrupt associates in the corrupt Groupe de Bourdon business cartel, they looted everything they could from the state coffers and monopolized all state resources – enriching themselves and keeping Haiti mired in crushing poverty. Facing elections last November they carefully planned an electoral coup to take over two-thirds of both chambers in parliament and the Presidency. Preval and INITE operatives wanted kill change at the polls. In preparation for the electoral coup, they put in place a partisan Provisional Electoral Council (CEP) that was in charge of manipulating the results on the frontlines. During both the November 28, 2010 and March 2011 runoff elections, they modified the tally sheets and the results attempting to steal the elections (see: http://solutionshaiti.blogspot.com/2011/05/haiti-inite-tries-to-steal-parliament.html  ).

But Haitian voters were fed up after the incredibly slow and weak response to the devastating January 12, 2010 earthquake. They reacted quickly and took the streets to protest the results and call for Preval’s resignation. Facing a potential overthrow, Preval called on his allies at the OAS to fix their botched efforts to manipulate the results. Unfortunately, the OAS focused only on the first round of the elections and only on the Presidential Elections. Because no one was focused on the legislative elections, by the end of the runoff, Preval and INITE has managed to steal 37 seats in the House of Deputies and six Senate seats.  Haitian voters won a partial victory in their fight against Preval that rigged at least four elections in 10 years (April 6, 1997, May 21 and November 26, 2000 and April 19 and June 2009.), and broke the continuity of corruption that Preval and his allies so desperately fought to maintain.

On May 13, 2011 Preval made a second attempt to shift power from the Presidency that he has loss.  The General Assembly of the Haitian parliament voted for a number of constitutional amendments on May 9, 2011, which were sent to the President in order to be published in Haiti’s Official Register, Le Moniteur. The analysis of the amendments in Le Moniteur on May 13 revealed that between 13 to 44 articles of the amendments has been changed from the May 9 version that was voted on. Questioning of the President of the Haitian Senate, Rodolphe Joazile, and statements by Senator Steven Benoit confirmed that the amendments had been modified and the original version that was voted upon had disappeared. Senators Jocelerme Privert and Rodolphe Joazile of Preval’s INITE have been identified as responsible for illegally modifying the amendments. Many analysts believed this was done under the direction of Preval. A Senate Commission has been tasked with investigating the matter. Since the country’s consensus is that the amendments were falsified, President Martelly issued a decree on June 3, to nullify them and reinstate the 1987 constitution that governed the country for the past 25 years. It has been wrongly reported by the Washington Post and other news outlets that Martelly blocked a “new law” that would bring greater access for the Haitian Diaspora because he contended the law was modified.  It was not a law, but the amendments that made sweeping changes to many sections of the constitution, and there is ample and irrefutable proof that they were modified.

On May 14, 2011, in a pathetic attempt to forestall Martelly’s change agenda, INITE cut off electricity to the parliament buildings during Martelly’s swearing in ceremony as the 56th President of Haiti.

Right after taking office Martelly named Haitian business leader, Daniel Rouzier, as Haiti’s Prime Minister.  Rouzier is known as a moderate individual full of integrity and successful business leader. Haitian reformers welcomed the nomination that was considered as a threat for those involved in corruption for the past 25 years in both private and public sector. The forces opposed to change launched a nasty campaign to undermine Rouzier’s ratification in parliament. It was rumored that he did not pay is taxes; that he had U.S. citizenship; that he was serving the interests of Jamaica; and that his light skin color was a throwback that would revive the politics of color of the 40’s and 60’s. It was nasty. Using the resources of the government that they still control, Preval’s cabinet, with Prime Minister Bellerive and all the ministers still in office, mustered a full fledge propaganda campaign to stop Rouzier.

On June 17, the commission in charge of analyzing Rouzier’s documents concluded that he paid his taxes and that his documents met the constitutional requirements to become the next Prime Minister of the country. As an aside, the constitution requires the Deputies to disclose their financial statements over the past five years, and they have failed to do that to date. 


On January 20, INITE deputies prevented 20 deputies from other parties to validate their powers despite the fact they had the official decree that recognizes their election victory.  On June 21, 42 INITE deputies voted against Daniel Rouzier while 19 from other parties voted for him and three abstained. This was a serious blow to President Martelly’s change agenda. INITE has stated that they want positions in the cabinet in order to ratify a Prime Minister and the next government. The Haitian constitution provides for party who has an absolute majority in parliament to form the government, but there is no majority party in Haitian parliament so their demands are unfounded.
President Martelly’s Chief of Staff Me. Thierry Mayard Paul stated that the Executive Branch has its responsibility and the Legislative Branch’s role is to legislate and control and supervise the government. There will be no negotiations. For the past 10 years INITE with Preval had divided the ministries like pieces of pie and enjoyed the resources of the public sector. State resources in both the Legislative and Executive branches have allowed INITE leaders to become personally rich while the country was starving. They were involved in many financial scandals, most notoriously stealing $463 million of Petrocaribe funds, and stealing workers social security funds at ONA. Among the Haitian people there is high resentment and aggression toward INITE and Preval. INITE’s approval in parliament among the people is merely 3%. INITE and Preval’s fight is to prevent any audit and investigation within the ministries uncovering all the corruption of the past years.



INITE strategy seems to stop Martelly’s efforts to modernize and his change agenda on a multiple fronts. Essentially, they are miring him in the system which could eventually swallow him and subvert any attempts at change. Without a government the President’s activities are very limited. Meanwhile INITE is trying to get Prime Minister Jean Max Bellerive and the other Ministers that are managing current activities back in the front seat, which disgusts the Haitian people that claimed they do not want any “Bouillon rechauffe” which literally means they do not want these “leftovers” associated with corruption and mismanagement of the country.  While doing so they are also using the resources of the government to target and undermine every single initiative of the President. They attacked his education initiative, which focused on ensuring that the 650,000 kids who did not go to school last year because their families could not afford it, could do so this year. All of his efforts are under attack, including attempts to prepare the country and institutions for the hurricane season, when 17 hurricanes are scheduled; his efforts to stop and address the cholera epidemic; and his efforts to jump start the economy. Martelly is being attacked from within because the INITE political appointees are still in place in the civil service.

What’s Next?

Martelly has three options:

First, he could democratically confront INITE in parliament the same way that Democratic and Republican Presidents engage the Congress in the US to move their agenda. In that context Martelly can go to the people to mobilize them and ask them to call and pressure the deputies while renominating Rouzier. Martelly is very popular right now and the wind is with him among the people while INITE is very unpopular (again, they have a 3% approval rating).

Second, he could nominate a new Prime Minister. The INITE deputies will almost certainly block him or her. They stated that they would not ratify Rouzier, who futfilled the Article 157 conditions of the constitution to become Prime Minister, unless Martelly gave them 8 of the 17 ministries. Without that INITE claimed none of Martelly’s Prime Minister candidates will make it. So by nominating someone new, Martelly would be forcing them to go on record that they will approve no one.

Third, he could allow INITE to swallow him by meeting their demands for the ministries in order to get his Prime Minister through. This is the most risky path. The Haitian people who voted for him, voted for change. Any perception that Martelly is endorsing a strategy to cohabitate with a coalition that stole part of parliament and continued to drive Haiti off the cliff will cost him a lot.

Meanwhile the situation is dire in Haiti. The country is threatened by 17 hurricanes, while 1.1 million people are still living in the street 19 months after the earthquake. The cholera epidemic brought to the country by the UN Nepalese soldiers is spreading again because of the rainy season. Without a government to deal with this situation, 800,000 Haitians could be contaminated by November. International aid is continuing to be poorly managed and all the country’s problems are being put on hold until the political standoff is resolved.  Knowing the dynamism of Haitian politics, this standoff is not sustainable for either side. The Haitian people’s patience has run out and they will not tolerate inertia.