Monday, June 25, 2012

Les quatre nouveaux complices d'un crime d'état par Art Austin, Ancien Senateur de la Republique


J'étais profondément offensé de constater la grande forfaiture du siècle, mardi dernier 19 juin 2012, où les représentants des trois pouvoirs de l'Etat se sont accoquinés dans un show médiatique des plus vilains. A la vue de ce théâtre grotesque, on se rend bien compte que les affaires de la république ne sont pas traitées avec le sérieux qui devait les caractériser. L'on serait tenté de croire que le chef de l'Etat agissait par simple ignorance, étant donné son inexpérience en matière politique; mais le fait qu'il a su engager la responsabilité des trois autres compères, du Législatif et du Judiciaire, prouve qu'il a été porté à agir avec beaucoup de malice, et sous le control de démons autrement encornés.

Nous assistons à la prolongation d'un complot initié par l'administration antérieure dès l'adoption de la fameuse loi d'urgence d'avril 2010, poursuivit par la mascarade de décembre 2011, ou du chapeau de la communauté internationale, nous est sorti un "président". Ce qui s'est passé mardi dernier au palais national est un crime de haute trahison et de lèse-patrie, punissable par la loi pénale, perpétré par ceux-là même à qui la constitution a confié la garde de la communauté nationale.

Comble de malheur: il nous a été rapporté (cela reste à vérifier) que les bandes magnétiques ayant servi à la reconstitution de la séance de l'Assemblée Nationale Constituante du 13 mai 2011, ont été fournies au gouvernement haïtien, par les services de la USAID. Quelle aberration!

La démarche d'un chef de l'Exécutif vraiment responsable serait en pareille circonstance, de diligenter d'abord une enquête, dans le but d'identifier les coupables de la falsification de l'amendement constitutionnel et les livrer à la justice pour les suites de droit. Alors et alors seulement, les citoyens seraient mis en confiance.

 Quant a la parodie d'amendement, après constat de fraudes fait par les pouvoirs législatif et exécutif, devra, au nom de la souveraineté populaire dont ils sont les dépositaires attitrés, être déclarée nulle et non avenue, un point et c'est tout.

Art Austin
Ex-sénateur
45ième Législature.

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