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Mwen se echantiyon yon ras kap boujonnen men ki poko donnen

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Thursday, April 12, 2012

RAPPORT DE LA COMMISSION SUR L’ARMEE D'HAITI AU PRESIDENT MICHEL MARTELLY


Port-au-Prince, le 23 décembre 2011
Monsieur Michel Joseph Martelly
Président de la République
Palais National

Monsieur le Président,
La Commission d'Etat d'Organisation de la composante militaire de la Force Publique créée par Arrêté en date du 21 novembre 2011 vous présente ses respects et a l'honneur de soumettre  à votre attention, conformément aux termes de son mandat principal, le rapport d'étapes annexé à la présente correspondance.

Dans ce travail préliminaire de synthèse qui annonce, par anticipation, les grandes lignes du Rapport final,  l'accent est mis sur certains préalables indispensables à la réalisation des phases concrètes de l'organisation de la Force Militaire dont l'entrée en service officielle pourra coïncider avec la commémoration de la bataille de Vertières et du jour des Forces Armées, le 18 novembre 2012.

Ces préalables comprennent entre autres :
  • l'interdiction sur tout le territoire des recrutements et entrainements illégaux de type militaire,
  • la solution du problème d'indemnisation et de pension de l'ancien personnel des Forces Armées d'Haïti,
  • la définition avec la Minustah d'une stratégie conjointe de retrait progressif de ses troupes
  • le dépôt au Parlement du projet de loi organique du Ministère de la Défense
  • la réflexion sur la mise en application du service civique mixte obligatoire.
  • une campagne de communication et sensibilisation.

De telles mesures serviront à mieux informer les instances tant nationales qu'internationales sur le cheminement suivi par la Commission aux fins d'atteindre ses objectifs.

Monsieur le Président,
Pour produire  ce rapport préliminaire, la Commission a été amenée à:
  • élaborer un formulaire de consultation à l'intention des secteurs vitaux de la Nation via les délégations, vice-délégations et les Mairies et se fixer un délai raisonnable pour recevoir les avis desdits secteurs.
  • recenser l'effectif  de l'ancien personnel des Forces Armées d'Haïti en attendant qu'il satisfasse aux  critères d'évaluation et de rengagement tels que l'âge, l'état de service et de santé, le casier judiciaire.
  • proposer une solution définitive au problème d'indemnisation de l'ancien personnel des FADH par  l'émission en faveur des intéressés de chèque mensuel d'indemnité jusqu'à extinction complète de la balance restante.
  • procéder à l'inventaire des bases urbaines de la Minustah devant être prises en charge par la PNH et celles en dehors des villes par la nouvelle force militaire haïtienne
  • prendre en compte les points et zones stratégiques du pays tels que : Barrages hydro-électriques, Centrales thermiques, Chutes d'eau, Salagnac, Fressac, Chien Content, Boutiliers, Centrale de communication, Centrale de distribution d'eau, Palais National, terminaux pétroliers et Centres de stockage des produits pétroliers, Ports et Aéroports, nappes phréatiques, zones protégées,
  • retenir les sites pour l'implantation respective des Quartiers Généraux des régions militaires de l'Ouest-Sud-Est, de l'Artibonite-Centre, du Grand Nord et du Sud-Grand-Anse-Nippes. 
  • identifier comme sources de financement de la composante militaire de la Force Publique : les revenus sur les investissements du fonds de pension des FADH, une ponction raisonnable sur le budget du Fond d'Entretien Routier (FER) pour le Corps du génie et la mise en œuvre de la recommandation de principe de la Banque Mondiale qui prévoit l'affectation de 1 à 2% du Produit National Brut à l'organisation de toute Force Militaire.
  • proposer un plan quinquennal de développement et de financement de la nouvelle Force
  • établir une liste de champs : doctrine  et justice militaire sur lesquels des projets de lois et de normes seront proposés pour étoffer le cadre légal des Forces Armées d'Haïti, nouvelle version.
  • retenir le Service de santé, le Service Juridique, le Corps du génie, le Service d'agronomie, le service d'agents frontaliers et forestiers comme unités prioritaires à rendre opérationnelles pour assurer la relève au fil du désengagement progressif de la Minustah. 

Monsieur le Président,
La Commission voudrait particulièrement solliciter votre attention sur le caractère flexible des phases séquentielles d'implémentation du projet dont l'opportunité et la faisabilité ont déjà fait l'objet d'un très large consensus national comme en témoignent les 64% d'opinions favorables obtenus lors du sondage réalisé au premier semestre de l'année 2004. A cet effet, la Commission recommande à court terme de mettre à profit l'élan de sympathie de la population et le support de nos partenaires pendant qu'elle poursuit les consultations avec les secteurs vitaux de la Nation, l'inventaire des moyens matériels disponibles, l'élaboration de normes et l'identification de toutes autres sources de financement nécessaires au fonctionnement de la nouvelle force.
Tout en vous remerciant de la confiance dont vous avez bien voulu l'honorer, la Commission vous prie, Monsieur le Président, de bien vouloir agréer  l'expression de ses salutations les plus déférentes.

Yvan Richard Maurrasse,  Secretaire d'état à la défense, President
Reginald Delva, Secretaire d'etat à la Securite publique, Vice-President
Jean Bergenarc Barrethe, Secrétaire Rapporteur
Gérard Gourgue, Membre
Georges Michel, Membre
Jean Thomas Cyprien, Membre
Guy Noël, Membre

CONTEXTE ET ETAT DU DOSSIER
Depuis Février 2004 et pour la troisième fois dans son histoire, la République d’Haïti voit son sol souillé, sa souveraineté violée et les droits élémentaires de ses ressortissants foulés aux pieds. L’impact de cet événement sur le comportement des citoyens est désastreux. Le sentiment d’une forme de tutelle imposée est unanimement partagé au point que les clivages idéologiques, les sensibilités politiques, les désaccords et les divergences s’estompent au regard  de l’urgence qu’il y a de mettre fin  à cette anomalie grave. Les tensions sociopolitiques enregistrées tout au long de l’année 2003 étaient déjà les prémices d’une crise  irréversible.

En effet, sur fond de polarisation extrême et de violence larvée, des secteurs politiques et sociaux antagoniques se sont affrontés sans que l’un ou l’autre eut pu tenir un discours articulé et cohérent, annonciateur d’une alternative crédible. D’un conflit haïtiano-haïtien, il a fallu peu de temps pour qu’il se transformât en crise internationale aux dimensions, à vrai dire, exagérées dont s’est saisi le Conseil de Sécurité en invoquant les dispositions du chapitre VII de la Charte des Nations Unies applicable aux Etats Membres dont la situation interne  constitue une menace pour la paix, une rupture de la paix ou un acte d'agression à l’échelle régionale ou mondiale.

Ainsi, en votant la résolution 1542 du 30 avril 2004 et en déclarant agir en vertu du chapitre sept de sa charte constitutive, le Conseil de Sécurité confère-t-il à l'Etat d’Haïti  le titre peu envieux de pays dont la situation interne menace la paix, la sécurité et la stabilité dans la région. Depuis lors, et ce, jusqu'à la résolution du 15 octobre 2011 reconduisant le mandat de la MINUSTAH pour une nouvelle période de 12 mois, le Conseil de Sécurité, quoi qu’il ait admis que des progrès ont été accomplis sur le terrain, ne manque jamais d’invoquer le chapitre VII qui d'ailleurs ne cadre nullement avec la situation d'Haïti.

Quelle est aujourd’hui la validité et la pertinence de cette assertion faisant de l'Etat d'Haïti une menace pour la paix et la stabilité dans la région? Après plus de sept ans, le moment n’est-il pas venu de dresser sans complaisance aucune le bilan du travail réalisé par la MINUSTAH qui a pris le relais de la Force Multinationale Intérimaire (France, Etats-Unis, Canada et Chili) avec une feuille de route précise et claire?

Il est indéniable qu'avec la disparition de certaines zones de non droit et de certains gangs armés qui défiaient les forces de l'ordre, la MINUSTAH a fini par engranger quelques succès, mais bien en deçà de sa taille et son armement sophistiqué. L’organisation des élections, très hypothétique au début, a pu devenir une réalité même s'il faut constater un décalage dans la périodicité clairement indiquée dans la constitution. En effet, des élus ont pu succéder à des élus sans que cela puisse soulever de problèmes majeurs, cependant ces quelques succès de la MINUSTAH déployée en Haïti dans le but d’y établir un climat sûr et stable comme préalable de tout progrès économique et social demeurent  insuffisants pour affirmer  que l’objectif a été atteint.

Des zones d’ombre subsistent encore compte tenu de nombreux facteurs internes et externes. De plus, cette opération  de déploiement  s’est déroulée par nécessité en contradiction avec les prescrits de la Constitution qui dispose en ses articles  263 et 263-1 : "La force publique  se compose de deux  corps distincts, à savoir la police nationale  et les forces armées d’Haïti et qu'aucun autre corps ne peut exister sur le territoire national". D'autres dérives, dénoncées et documentées ont contribué a ternir l'image de la MINUSTAH et  pervertir l'idéal des Nations Unies

Ainsi, la MINUSTAH, quelqu’aient  pu être la raison de sa présence sur le sol national et l’utilité de son action devra se désengager progressivement selon un calendrier précis aussi bien par principe que par stratégie. Alors, il appartient aux Haïtiens de combler le vide qui en résultera,  ceci relevant  du sens commun et  découlant de la simple logique. Du coup se trouve posée la question de la prise en charge de la sécurité nationale par les instances haïtiennes.

 La nécessité de combler le vide à venir porte les haïtiens à mieux se comprendre. A ce titre, il est tout à fait encourageant de constater que, par rapport à l’Armée, le consensus le plus large est réalisé, que la masse critique est atteinte au point que les discussions même houleuses portent davantage sur la forme que sur le fond c'est-à-dire de quel type d’armée le pays a besoin. Les consultations engagées auprès  des secteurs vitaux du pays représentés par la société civile plurielle  participe de la volonté  des dirigeants actuels d’associer et d’impliquer la nation dans une campagne longue peut-être mais combien exaltante de reconquête de notre dignité nationale.

La quasi-totalité des haïtiens  réalisent qu’une maison ne peut être bien gardée, protégée et défendue que par ceux qui l’ont reçue en héritage

Historique de la question
A partir du 1er février 1916 date à laquelle une nouvelle force créée par l'Occupant remplaça l'armée nationale, les fonctions de police et d'armée furent assurées par une force unique qui prit  tour à tour les noms de Gendarmerie (1916-1928), Garde d'Haïti (1928-1947), Armée d'Haïti (1947-1958) et Forces Armées d'Haïti (1958-1995).

Les Constitutions de 1946 et de 1987 tentèrent  d'y remédier en créant 2 entités distinctes, l'Armée et la Police, mais ces dispositions restèrent lettre morte et ce jusqu'au démantèlement en 1995 de la force armée créée en 1915 et à son remplacement par la  PNH  à qui on demandait de faire le même travail d’armée et de police.

Dès la création de la PNH, des observateurs lucides avaient signalé que la démobilisation des FADH et la dévolution de toutes leurs attributions à la PNH était une décision  irréfléchie lourde de conséquences.  L'effondrement sécuritaire et sociopolitique provoqué par les événements de 2003-2004 et l'intervention militaire qui s'ensuivit ont prouvé qu'aucune police ne peut remplir les missions dévolues aux forces armées.

Depuis lors, la question du retour de l’Armée se posa déjà comme une évidence, en témoignent  les 64%  d'opinion favorable à  la remobilisation des FADH obtenus dans un sondage réalisé au 1er semestre de 2004.

Dans la foulée, d'abondantes réflexions sur la question ont été produites par deux Commissions respectivement en 2004-2006 et 2007-2009.

Si les Rapports de ces Commissions n'ont pas débouché sur la remobilisation de l'Armée ils ont eu, en revanche, le mérite d'avoir entretenu sur la question un débat qui est loin d'être clos et d'avoir fait considérablement avancer le dossier du point de vue de la réflexion sur le sujet.

Entre 2010 et 2011, la question de l'armée a été l'un des thèmes de campagne de bon nombre de candidats dont l'actuel Président Michel Joseph Martelly qui s'est d'ailleurs prononcé publiquement en faveur de l'existence d'une armée conformément aux prescrits constitutionnels.

Aujourd'hui, l'opportunité et la faisabilité de la remobilisation de l'Armée font l'objet d'un large consensus et les préoccupations portent davantage sur la forme que sur le fond. C’est donc dans cet esprit qu'a été créée par Arrêté en date du 21 novembre 2011 la Commission d’Etat pour l’organisation de la composante militaire de la force publique avec la mission principale de soumettre au Président de la République un échéancier d'organisation de ladite force le 1er janvier 2012.                    
ECHEANCIER D'ORGANISATION
DE LA COMPOSANTE MILITAIRE DE LA FORCE PUBLIQUE
Cet échéancier  tient compte du calendrier de désengagement de la MINUSTAH et porte sur la formation d'un effectif de 3,500 hommes sur une période de trois ans et demi selon le chronogramme suivant :

A - COURT  TERME  (Janvier -novembre 2012)
PHASE I 
Les Préalables
1.       Communiqué d'interdiction des recrutements et entrainements illégaux de type militaire
2.       Démarrage de la campagne de communication et de marketing du projet
3.       Annonce de la solution du dossier d'indemnisation des membres de l'ancien personnel des FADH
4.       Soumission au Parlement du plan quinquennal de financement de 5 ans de la Nouvelle Force
5.       Soumission d'une loi organique du Ministere de la défense
6.       Opérations d'évaluation de l'effectif de l'ancien personnel des Forces Armées d'Haïti
7.       Reconstitution des carrières du personnel militaire et publication de la liste des mises à la retraite.
8.       Définition d'une stratégie de sortie de la MINUSTAH
9.       Publication du Rapport final de la Commission d'état

La Mise en Œuvre
10.    Nomination d'un Etat-major de transition
Chef d'État-major:   Général de brigade
G1   (Personnel) : Colonel
G2   (Renseignement): Colonel
G3   (Entraînement) : Colonel
G4   (Logistique): Colonel
G5   (Communication) : Colonel
Secrétaire de l'État-major:  Colonel
11.    Mise en place d'une structure de coordination avec la Minustah et avec la PNH
12.    Recrutement du personnel administratif et technique de soutien à l'Etat-major de transition
13.    Prise en charge et fermeture du bureau des militaires  démobilisés

PHASE II
14.    Délimitation des sites des Quartiers Généraux des 4 régions militaires et des postes d'observation
15.    Aménagement et préparation des bases d'entrainement
16.    Recyclage du personnel militaire évalué et retenu
17.    Création d'un Comité d'application du Service Civique Mixte obligatoire
18.    Prise en charge des bases désoccupées par la MINUSTAH
19.    Poursuite de la campagne de communication

PHASE III
20.    Processus d'opérationnalisation des unités et corps prioritaires de la nouvelle Force
21.    Ouverture du registre d'inscription pour les 500 premières recrues
22.    Commémoration de la bataille de Vertières et entrée en service officielle de la nouvelle Force

B -  MOYEN  TERME  (novembre 2012 -novembre 2014)
23.    Identification des pistes d'atterrissage
24.    Activation des autres Régions Militaires
25.    Réactivation des services techniques
26.    Réouverture de l'Académie Militaire
27.    Poursuite des opérations de recyclage et de recrutement
28.    Poursuite des opérations de prise en charge  des bases désoccupées par la MINUSTAH

A  LONG  TERME  ( novembre 2014 à + )
29.    Opérationnalisation de la Nouvelle Force avec son effectif total de 3,500 hommes
30.    Départ définitif de la MINUSTAH
31.    Evaluation et renforcement de la structure de coordination avec la PNH
32.    Occupation des zones stratégiques et Contrôle effectif du territoire
33.    Spécialisation et formation continue
34.    Evaluation périodique

Friday, November 11, 2011

Stanley Lucas on USIP and the Haitian Defense Force


    Robert Maguire (USIP)
USIP posted a seemingly factual analysis or “Current Situation” update on Haiti.  It’s actually quite a clever post because at first reading, it appears to be straightforward and non-partisan.  But if you look a little more closely at what is not said, the slant becomes much more visible.  The post overall reads as skeptical of the Martelly Administration – but manages to get in a plug for former president Aristide by noting how he disbanded the military in Haiti.  But most troubling, this post seems to suggest that Haiti is incapable of building a modern, professional army.  It seems to suggest that the international community – and the NGOs that control many sectors of Haitian society – doubt Haiti’s ability to build up an army based on the past performance of armies under dictators.  Is this at all fair?  The Chileans did it.  The Iraqis are doing it.  The Afghanis are doing it.  The Argentineans did it.  The Filipinos did it.  The Dominicans did it.  Is Haiti less than any of these countries?

What we never see in any of the coverage on the new Haitian Defense Force are the underlying facts that led Haiti to prioritize building a modern defense force:

First, the idea of a Haitian National Defense Force comes directly from the people of Haiti.  On the campaign trail, candidate Martelly heard again and again about the need to reclaim national sovereignty and reinstate an army.  To his surprise, this was the top issue for Haitian voters.  In fact, 96% of the Haitian people want the army back.  Why was this fact omitted from this objective analysis?

Second, the UN Mission in Haiti, MINUSTAH, has been ineffectual and has lost the confidence of the Haitian people.  MINUSTAH has received more than $4 billion in funding over the past seven years.  Their track record is marked by scandal after scandal – from cholera to the brutal rape of a 19 year old man.  This demonstrates a pattern of mismanagement.  Unfortunately, the MINUSTAH has become a destabilizing force in the country.  The Haitian people are fed up and would prefer to have MINUSTAH phased out. 

Further, MINUSTAH’s mission to build a police force is insufficient to ever provide Haiti with enough resources to patrol and defend borders, fight the war on drugs and manage disasters.  Former MINUSTAH commander, General Elito, said as much in 2007.  He said that even if they trained 30,000 police officers, it would not be a sufficient force.  Why did this post only focus then on the UN’s statements about renegotiating the current agreement rather than noting – even in passing – these larger dynamics with MINUSTAH?

Third, the Haitian state was paralyzed after the earthquake.  It was unable to pick up the pieces or participate at all in rescue and recovery.  The US military had to come in to provide stability, manage ports and airports and get food to the people.  Haiti sits on three fault lines and in a hurricane path – it must build the capability to manage and cope with disasters.  This typically is a military function.  Why didn’t this post note at all the important role of a military in disaster response?

And finally – and most importantly perhaps – Haiti is a sovereign and free country.  Why wouldn’t it have its own protection forces?  Why wouldn’t Haiti have the right to defend itself?  Other nations with similar past circumstances have rebuilt their militaries.  After the fall of Augusto Pinochet in Chile, the Chileans reinstated their army.  They built a modern, professional military force after a brutal dictatorial regime and a “negative history” with their army.  The Chilean military, in fact, helped pick up the pieces after they experienced a devastating earthquake in 2010.  The military is functioning professionally and as a military is intended to function.  Is Haiti somehow less than Chile? 

In fact, it is quite common to rebuild and modernize military forces after the fall of dictatorship or civil war.  This was the policy of the US Government in Iraq and Afghanistan.  It is typically part of a military exit strategy. 

This article also fails to mention that after Aristide disbanded the military, because he felt he could not control them, he built up a network of gangs and thugs, known as chimeres, who terrorized the citizens and were involved in drug trafficking, kidnapping and politically motivated murder and violence.  So if history is the standard, the absence of a military did not work out so well for Haiti either.

What you should know about USIP is that the Haiti program is led by an ideologue close to Aristide. 

Bob Maguire is widely considered to be the brain trust behind the Operation Bagdad campaigns in Haiti that led to the murder of 2000 people, and the rape of 800 people.  It was a brutal gang-led campaign to bring terror to the people.  Dr. Maguire believed he was building a force of revolutionaries to rise up against President Boniface Alexandre and Prime Minister Latortue and reinstate his patron, Aristide.  But the gangs did not want revolution, they saw opportunity to take control of resources and the drug trade in the absence of Haiti’s drug kingpin, Aristide. 

The subtly of the posting just goes to show how carefully one must read the news.  I hope that Haitians will stay informed and know their history rather than accept these types of posts at face value. 

Thursday, October 13, 2011

Political Operatives Promote Conspiracies to Undermine the New Government of Haiti by Stanley Lucas

Dr. Henry "Chip" Carey is clearly ill informed.  His assertions http://www.worldpolicy.org/blog/2011/10/11/haiti-step-toward-its-dictatorial-past and see http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5hnQN8YUggWfYAErFp76HdY_XyfWQ?docId=0df24ca8792049de84ae249a1a832f7a lack grounding in facts and appear to advancing a very partisan agenda -- while undermining any progress. In addition the man wanted in Cap-Haïtien court for murder, and later fraudulently elected senator,Moise Jean Charles, is the chief authority quoted by this AP reporter to label the Martelly government Duvalierist, see: http://solutionshaiti.blogspot.com/2011/08/haiti-profil-de-cinq-senateurs-de-la.html

This is a new approach to politics in Haiti which have traditionally only been accountable to a small few in the Groupe de Bourdon business cartel.  People like Dr. Carey may not even realize they are being used to advance partisan agendas and further divide our country.

While I hesitate to even engage with rumormongers, it is important to ensure that the facts are laid out so I will address a few of the more egregious errors in his analysis.

First, Mr. Conille meets the legally mandated residency requirements for Prime Minister according to the Haitian Senate and the House of Deputies. Mr. Conille is eminently qualified for the position having worked for 20 years in Haitian politics and led the UN Special Envoy’s office post-earthquake.  There is nothing in Mr. Conille’s record that indicates he is a Duvalierist.  I know Mr. Conille well and I can assure you – he is focused on the future – not the past.

Second, Martelly never turned to the “remnants of the Duvalier dictatorship to secretly finance his well-oiled, professional campaign.”  Rather, President Martelly along with thousands of supporters in Haiti and the Diaspora financed his campaign directly because he believed he could make a real difference and represented a new type of Haitian politician.   All campaign contributions were donated according to Haiti’s electoral law.  Dr. Carey has absolutely no foundation to make his accusations on this front.

Third, Dr. Carey asserts that President Martelly reached some super secret agreement with his funders to reinstate the army.  In fact, the new Haitian Defense Force is being launched for four very strong and very public reasons:  
1.  It is a direct request of the Haitian people who are increasingly concerned by the track record UN’s peacekeeping mission in Haiti which has been involved in scandal after scandal, including the introduction of cholera, the murder of a young man in the camps, sex scandals and corruption, as well as most recently the documented rape of a young Haitian man for more see: 
a. http://solutionshaiti.blogspot.com/2010/11/cholera-in-haiti-is-united-nations.html 
b. http://solutionshaiti.blogspot.com/2011/09/haiti-viol-dun-jeune-haitien-de-19-ans.html 
c. http://solutionshaiti.blogspot.com/2011/09/minustahs-filthy-record-in-haiti-by.html ; 
2.  Haiti is a sovereign country with real needs to protect its borders from drug trafficking and gangs; 
3.  The police are overwhelmed and need to primarily focus upon domestic issues; and, 
4.  In all countries, the military helps maintain infrastructure and helps with disaster and emergency response.  Haiti suffered a devastating earthquake and had to rely upon the US military for stabilization, rescue and recovery.  Our airports and ports were under the control of the US military.  Should the Haitian government not be able to respond to these types of crisis themselves?  We should have to wait for the US military to arrive?  The people are demanding protection and security.  President Martelly is planning a modern, efficient and professional army that is being developing in concert with international partners. 



Fourth, Dr. Carey goes through considerable efforts to link every single Martelly appointment to Duvalier.  For example, he states, “Constantin Mayard-Paul, the attorney for Claude Raymond and Papa Doc’s godson, has a son, Thierry Mayard-Paul, who is the president’s chief of staff. Another brother, Gregory Mayard-Paul, is a legal adviser.”  What?  He states that another advisor was the Ambassador to the Holy See under Duvalier.  So everyone who worked for Duvalier or Aristide should be shut out of government?  Me. Thierry Mayard Paul 50 years old and Me Gregory Mayard Paul 46 never hold public office in Haiti until now. The two brothers owned a successful private law firm. Thierry served a few months pro bono in a commission hired by Preval to reform the judicial system. Dr. Carey surely does not understand the situation in Haiti given a comment as preposterous as this.  There are very few qualified and experienced government officials in Haiti.  Just because one may have worked under a previous regime does not indict them.  There are reformers within every system.  It seems Dr. Carey is advocating some sort of a witch hunt in Haiti.  We prefer not to go that route and follow his derided path of “cohabitation”.  In fact, many many advanced democracies in this world have competing political groups, including the US, the UK, and Canada.  A democracy incorporates all voices. 

Fifth, Dr. Carey’s reporting on me was lazy and inaccurate.  I never orchestrated an armed rebellion.  I trained all of Haiti’s political parties on how to operate more effectively; observed elections; and worked with civil society groups to help them effectively message their platforms.  I was never “removed” from my position at the International Republican Institute.  After 15 years at the Institute, I resigned and launched my own Washington Democracy Project. 

Sixth, Dr. Carey’s lazy analysis continues when he states that the reasons for Mr. Conille’s acceptance by the Haitian parliament are “not difficult to fathom”.  He goes on to hurl accusations that Mr. Conille wants to reinstate terror at the hand of an army because his father was a minister under Duvalier.  How incredibly ridiculous.  Mr. Conille has broad based support because of his track record in Haiti and because he represents a new future for Haiti.

From rumor-mongering to fear-mongering, Dr. Carey writes baseless accusation after accusation to try to convince people that President Martelly’s efforts to restore Haiti’s sovereignty, protect its borders and bolster emergency readiness by launching a new Haitian Defense Force are somehow part of a grand plan to reinstate (the very sick see: http://solutionshaiti.blogspot.com/2011/01/duvalier-returns-to-haiti-merely-pawn.html ) Duvalier.  Perhaps Dr. Carey prefers to keep Haiti dependent upon other countries, but Haitians prefer to be free and independent rather than continuing to rely upon the generosity of the internationally community.  We are trying to move toward self-reliance and independence through good governance.  Why would you find ways to undermine that?  I will always welcome debate and discussion on the facts, but will always reject partisan rumor-mongering such as this.  Please do better to build a constructive, fact-based debate if you care about the future of Haiti, Dr. Carey.

Tuesday, September 27, 2011

Haiti: Quelle Politique de Securite Nationale?


Depuis vingt ans un groupe d'hommes au pouvoir ont remis les questions de securité nationale de larepublique d'Haiti a des étrangers avec les risques que cela comporte. A cause de cette décision du Président constitutionnel de notre pays depuis 1994 Haiti est sous tutelle pour plus de détails voir: http://solutionshaiti.blogspot.com/2010/10/haiti-15-octobre-2009-quinzieme.htm 

La stratégie de sécurité nationale a pour objet d’identifier l’ensemble des menaces et des risques susceptibles d’affecter la vie de la Nation, notamment en ce qui concerne la protection de la population, l’intégrité du territoire et la permanence des institutions de la République, et de déterminer les réponses que les pouvoirs publics doivent y apporter.

La sécurité nationale est la première raison d’être de l’État. Il n’y peut manquer sans se détruire lui-même. La défense et la sécurité sont nationales car elles ne concernent pas seulement la défense militaire et les forces armées, mais toutes les administrations responsables de grandes catégories de fonctions ou de ressources essentielles à la vie du pays.
  • Ordre public et sécurité civile,
  • Relations extérieures et diplomatie,
  • Finance
  • Matières premières, énergie, alimentation et produits industriels,
  • Santé publique,
  • Transports et télécommunications,
  • Travaux publics
  • Sécurité des systèmes d'information

Sur un territoire national, la sécurité peut concerner l'ordre public et les menaces intérieures en général. Il est alors question de sécurité intérieure, de sécurité sanitaire, etc... La mise en œuvre est de la responsabilité de ministères particuliers en fonction des menaces observées (ministère de l'Intérieur, de la Justice avec les forces de sécurité, ministère de la santé,...), ou d'organismes interministériels lorsque la menace est plus large.

Depuis vingt ans les responsables de l’etat d’Haiti ont failli au niveau de la sécurité nationale et préferé l’occupation. Pour recouvrer la souveraineté nationale Haiti doit avoir une stratégie de sécurité nationale et construire sinon renforcer ses institutions de sécurité nationale. Haiti a besoin de cinq institutions pour garantir sa sécurité:
  1. Forces de Défenses Haitiennes (4500 hommes)
  2. Police Nationale d’Haiti (23.000 hommes)
  3. Service National de Renseignements (1200 agents)
  4. Unité Nationale de Gestion des Désastres Naturels (300 experts)
  5. Centre National de dépistage des virus et bactéries (110 experts)


Ces cinq institutions seraient coiffés par le Conseil de Securité Nationale de la republique d’Haiti forme de douze membres (Président de la république (Président), Premier Ministre (Vice Président), Ministres de la Justice, de l’Interieur, des TPTC, Agriculture, Sante, Affaires Etrangeres (Membres) + les responsables des cinq institutions sus-mentionnées (membres). A ce carrefour de la vie nationale un débat démocratique sur la sécurité nationale est incontournable pour batir le consensus.